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Le chef du PQ votera pour imposer la loi 101 aux cégeps

Le chef péquiste en point de presse à l'Assemblée nationale.

M. St-Pierre Plamondon estime maintenant qu'imposer la loi 101 aux cégeps est la chose à faire. Il n'a pas toujours pensé cela.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) a réussi à faire changer d'idée Paul St-Pierre Plamondon sur l'urgence d'imposer la Charte de la langue française au réseau collégial.

En poste depuis six mois, le chef péquiste a confirmé sur les réseaux sociaux vendredi qu'il entendait voter en faveur de la proposition qui sera déposée par le CNJPQ lors du Conseil national du parti, qui se tiendra en fin de semaine de manière virtuelle.

Une telle mesure empêcherait un étudiant francophone ou allophone d'étudier en anglais au niveau collégial.

Les dernières études le prouvent : le français est en déclin, a-t-il tweeté en fin de journée. Des gestes forts sont nécessaires. Nos jeunes nous parlent de réalités qu’ils observent, il faut écouter.

M. St-Pierre Plamondon fait valoir que l’anglicisation de la langue d’usage public, de la langue de travail et de la langue de consommation culturelle au Québec est étroitement liée à la fréquentation des cégeps anglophones.

En outre, il souligne que 65 % des places en cégeps anglophones sont présentement occupées par des francophones ou des allophones.

Dans ce contexte, l'idée d'étendre la loi 101 aux cégeps s'impose d'elle-même, conclut le chef péquiste.

Au moins la moitié du caucus est d'accord

Il s'agit pourtant d'un changement de cap pour M. St-Pierre Plamondon, qui estimait encore tout récemment qu'une telle mesure pourrait procurer un faux sentiment de sécurité linguistique aux Québécois.

Dans la foulée, les jeunes péquistes, qui ont voté unanimement à deux reprises pour imposer la Charte de la langue française au réseau collégial, semblent avoir fait le plein d'appuis au caucus.

Vendredi, quatre des huit députés péquistes ont fait savoir sur les réseaux sociaux qu'ils entendaient eux aussi voter en faveur de la proposition, soit Pascal Bérubé, Sylvain Gaudreault, Martin Ouellet et Méganne Perry Mélançon.

Jean-François Lisée ajuste ses lunettes.

L'ex-chef péquiste Jean-Francois Lisée était contre l'imposition de la loi 101 dans les cégeps.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

L'idée d'étendre la loi 101 aux cégeps fait débat depuis longtemps au PQ, mais elle avait été mise de côté par le prédécesseur de Paul St-Pierre Plamondon, Jean-François Lisée.

Adoptée en fin de semaine par les militants, elle pourrait cette fois se frayer un chemin jusque dans la plateforme électorale du parti en vue des élections de 2022.

Car il serait surprenant qu'une telle mesure émane entre-temps du gouvernement Legault.

Selon des informations obtenues par Radio-Canada en février dernier sur la question des cégeps, la CAQ privilégierait la voie du contingentement pour limiter le nombre de places disponibles dans les établissements anglophones, sans imposer la loi 101.

Le ministre responsable du dossier, Simon Jolin-Barrette, a répété au Salon bleu mardi que sa réforme, attendue depuis 18 mois maintenant, sera déposée dans quelques semaines.

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