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Pas question de partager nos vaccins avec l'Ontario, disent les provinces de l'Atlantique

Une infirmière remplit une seringue avec une dose du vaccin.

Les provinces de l’Atlantique sont réticentes à l’idée de redistribuer des vaccins.

Photo : Reuters / Russell Cheyne

Radio-Canada

Les gouvernements des provinces de l’Atlantique, comme leurs homologues ailleurs au Canada, ne s’engagent pas à aider le gouvernement de l’Ontario, qui dit qu’il lui manque des milliers d’infirmières pour réussir à gérer la hausse fulgurante des cas de COVID-19.

Ils sont de plus réticents à l’idée de renoncer aux doses de vaccin qu’on leur a promises.

L'Ontario implore les autres provinces de lui envoyer des infirmières et des travailleurs de la santé pour l’aider à combattre une hausse des cas graves de COVID-19. Déjà, l’Alberta et la Saskatchewan ont refusé.

L’Association médicale canadienne demande quant à elle le partage des ressources entre provinces et exhorte le fédéral à changer son modèle de distribution des vaccins pour qu'il achemine des doses d’abord aux régions où des éclosions sont hors de contrôle.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Blaine Higgs prêt à en discuter

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, ne souhaite pas que le fédéral redistribue des doses qui doivent être livrées à sa province. Il dit que la situation est alarmante en Ontario, mais aussi au Québec.

Notre exposition [au virus] à la frontière est considérable, a-t-il soutenu. La région frontalière d’Edmundston, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, compte 75 % des cas actifs de COVID-19.

Blaine Higgs assis dans un bureau.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, en entrevue à la télévision le 16 avril

Photo : Radio-Canada / CBC

M. Higgs a affirmé que les doses de vaccin que possède le Nouveau-Brunswick étaient déjà redistribuées dans le nord-ouest, où de 35 à 38 % de la population serait vaccinée contre environ 23 % ailleurs dans la province, dit-il.

S’il n'a pas refusé l'appel à l'aide, vendredi, et s’est dit ouvert à l’idée d’en discuter, Blaine Higgs s’est bien gardé de promettre quoi que ce soit.

Je ne crois pas que l'on doive rejeter [la demande], ce n'est pas la manière canadienne, a-t-il mentionné. Nous devons nous demander ce que nous pouvons faire pour aider.

Redistribuer les vaccins n’est pas la solution, selon le Dr Strang

En Nouvelle-Écosse, le premier ministre Iain Rankin a déclaré vendredi qu’il était hors de question de perturber le déroulement d’une campagne de vaccination dont la lenteur a parfois été décriée.

Iain Rankin, assis et souriant.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, lors d'un point de presse sur la COVID-19 le 16 avril 2021

Photo : Len Wagg / Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Nous devons garder à l’esprit que les variants peuvent circuler rapidement dans notre province, et nous devons maintenir la cadence de notre campagne de vaccination, a-t-il dit lors d’une conférence de presse où il a souligné que 200 000 Néo-Écossais, soit un peu plus d’une personne sur cinq, avaient reçu une dose de vaccin.

Qui plus est, l’envoi de doses destinées aux Néo-Écossais ne représenterait qu’un infirme pourcentage de ce que requiert une province considérablement plus peuplée comme l’Ontario, a mentionné M. Rankin.

Les autorités médicales recensent plus d’une cinquantaine de cas d’infection par un variant en Nouvelle-Écosse, mais aucun n’a causé d’éclosion impossible à maîtriser.

Iain Rankin et Robert Strang assis lors d'une conférence de presse de chaque côté d'un écran de télévision sur lequel on voit des gens lever des cartons sur lesquels est écrit le nombre « deux cent mille ».

Le premier ministre, Iain Rankin (à gauche), et le médecin hygiéniste en chef, Robert Strang (à droite), le 16 avril 2021

Photo : Len Wagg / Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Le médecin hygiéniste en chef Robert Strang est lui aussi catégoriquement opposé à la suggestion d’envoyer des vaccins aux provinces qui ont perdu la maîtrise de leurs éclosions.

L'analogie que j'aime utiliser, c'est que nous combattons un feu de maison, a enchaîné le Dr Strang vendredi. Le vaccin n'est pas le boyau d'arrosage, ça n'éteint pas le feu. La vaccination, c'est bâtir nos protections contre le feu dans toutes les maisons de la rue. Une redistribution des vaccins mettrait en danger certaines parties du pays.

Pas le moment, selon Dennis King

À l’Île-du-Prince-Édouard, le premier ministre, Dennis King, qui avait dit le 7 mars être prêt à discuter d’une redistribution des vaccins entre provinces, a fermé la porte à cette idée.

Dennis King parle au micro devant des drapeaux.

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, le 25 février 2021, à Charlottetown

Photo : La Presse canadienne / Brian McInnis

Nous ne croyons pas que ce soit le moment de changer notre stratégie nationale de vaccination, a fait savoir M. King dans une déclaration écrite, en fin d’après-midi, vendredi.

Cela est survenu le jour même où l’Île-du-Prince-Édouard a annoncé que, pour la première fois, un de ses résidents atteint de COVID-19 avait été hospitalisé.

Plus tôt cette semaine, Dennis King avait offert au Nouveau-Brunswick de lui envoyer des trousses de dépistage supplémentaires.

Notre province est prioritaire, dit Andrew Furey

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a montré une timide ouverture envers l’Ontario.

Andrew Furey.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, le 8 avril 2021

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Dans une déclaration écrite, le premier ministre, Andrew Furey, a indiqué vendredi que sa province serait heureuse de partager du personnel, de l'expertise et du matériel supplémentaire là où la capacité le permet.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador ajoute cependant que la sécurité des gens de notre province est prioritaire.

En revanche, M. Furey ferme la porte à des transferts de vaccins contre la COVID-19 à une autre province. Il est juste que le modèle par habitant continue, a dit M. Furey, faisant référence à la quantité de doses acheminées aux provinces selon leur population.

Avec des renseignements d’Héloïse Rodriguez et de CBC

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