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Des hôpitaux du nord-est ontarien ont espoir d’attirer des chirurgiens

Un hôpital dans le Nord de l'Ontario, à Hearst.

Les hôpitaux de Kapuskasing, Hearst et Cochrane obtiennent du financement.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les hôpitaux de Kapuskasing, Hearst et Cochrane ont l'espoir d’attirer des chirurgiens généralistes dans la prochaine année grâce à une initiative commune.

L’an dernier, le ministère de la Santé de l’Ontario a accepté leur demande conjointe pour la mise en place d’un programme permettant d'offrir un salaire de base pour des chirurgiens qui viendraient s’établir dans leurs communautés.

Cette mesure a permis de générer de l’intérêt, selon la coordonnatrice du recrutement pour l’Hôpital Notre-Dame de Hearst et la Ville de Hearst, Marylène Tremblay-Comeau.

Elle souligne que les hôpitaux avaient de la difficulté à attirer des chirurgiens dans le passé puisque ceux-ci pouvaient seulement obtenir des revenus pour des services rendus.

Puisqu’on a des volumes assez bas pour les chirurgies et les consultations, ce n’est pas attrayant pour un chirurgien de venir s’établir du point de vue de la rémunération, indique Mme Comeau.

Ainsi, il n’y a pas de chirurgien local à l’Hôpital Notre-Dame à Hearst, ni à l’hôpital Lady Minto de Cochrane. Ces deux institutions comptent sur un programme provincial permettant la venue de chirurgiens suppléants.

L’Hôpital Sensenbrenner de Kapuskasing compte sur une chirurgienne depuis quelques années.

Marylène Tremblay-Comeau, coordonnatrice du recrutement de professionnels de la santé à Hearst.

Marylène Tremblay-Comeau est coordonnatrice du recrutement de professionnels de la santé à Hearst.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

En vertu du nouveau programme, les hôpitaux pourront offrir un salaire de base pour deux chirurgiens chacun.

Pour mousser l’intérêt davantage, le conseil municipal de Hearst a accepté d’étendre aux chirurgiens les incitatifs financiers que la municipalité offre déjà aux médecins de famille qui établissent une pratique médicale dans la communauté.

Ces incitatifs comprennent une subvention de 35 000 $ et un prêt sans intérêt de 25 000 $.

Le maire de Hearst, Roger Sigouin, souligne l’importance d’un chirurgien pour le maintien de la salle de chirurgie et de l’urgence à l’hôpital et pour mieux desservir les citoyens de la région.

Le maire de Hearst, Roger Sigouin assis à son bureau

Le maire de Hearst, Roger Sigouin, estime que la municipalité doit offrir des incitatifs pour attirer des professionnels de la santé.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Il estime que le conseil municipal devait prendre cette décision pour avoir une chance d’attirer un ou des chirurgiens.

La compétition est forte dans toutes les municipalités dans le Nord et dans toute la province. Si on ne met pas un montant en place pour intéresser du monde, nous n’en aurons jamais.

Une citation de :Roger Sigouin, maire de Hearst

Avantages

Mme Tremblay-Comeau note que le programme de chirurgiens suppléants est coûteux, même s’il a permis de bien desservir la communauté.

Elle souligne que la présence de chirurgiens locaux permettrait d’offrir de meilleurs services.

Ça permettrait d’avoir une continuité de soins beaucoup plus efficace pour les patients parce que ce serait toujours la même personne qui serait vue en consultation, en chirurgie et en post opératoire.

Une citation de :Marylène Tremblay-Comeau, coordonnatrice du recrutement à Hearst

La pandémie

Par ailleurs, la pandémie de COVID-19 est un autre facteur qui semble avoir contribué à l’intérêt accru des chirurgiens pour les petites communautés de la région.

Les gens réalisent qu’ils veulent un meilleur style de vie et que le Nord de l’Ontario est une belle région pour venir s’établir, indique Mme Tremblay-Comeau.

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