•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le réseau de la santé veut faciliter l’accès pour les 12-25 ans

Une homme parle à une femme assise derrière un bureau à l'entrée de la clinique.

La Côte-Nord a été la première région à accueillir une clinique Air ouverte. (archives)

Photo : Radio-Canada

Un projet pour faciliter l’accès à des services de santé et de bien-être pour les jeunes de 12 à 25 ans est en préparation en Abitibi-Témiscamingue.

Le projet Aire ouverte est une initiative du ministère de la Santé et des Services sociaux lancée en 2018 et qui commence à s’étendre dans les régions du Québec.

L’objectif principal est d’offrir un lieu convivial et facilement accessible, même le soir ou les fins de semaine, pour permettre aux jeunes de recevoir une gamme de services, tant au niveau de leur santé physique que mentale, ou encore répondre à leurs questions sur le milieu de travail ou le système judiciaire, entre autres.

On veut les rejoindre d’une façon différente des voies traditionnelles, explique Tommy Guillemette, adjoint à la direction du programme jeunesse au CISSS-AT. Pour toutes sortes de raisons, on sait qu’il y a une partie de ces jeunes qui ne se présentent pas nécessairement dans les établissements du réseau. Ça peut être par peur d’être jugé, par exemple, ou tout simplement parce qu’on n’arrive pas à les rejoindre.

L’exemple de Sept-Îles

À Sept-Îles, un local du projet Aire ouverte accueille les jeunes depuis juin 2019, dans le cadre d’un des premiers projets-pilotes au Québec. On y retrouve notamment les services d’une infirmière clinicienne qui peut oeuvrer en santé sexuelle, une travailleuse sociale, une éducatrice spécialisée ou encore une personne-ressource en dépendance.

Assis sur une banquette, Martin Thibeault répond aux questions d'un journaliste.

Martin Thibeault est coordonnateur clinique à Aire ouverte à Sept-Îles. (archives)

Photo : Radio-Canada

Selon Martin Thibeault, chef de service pour ce projet sur la Côte-Nord, la formule est en train de faire ses preuves.

D’avoir des services intégrés en un seul endroit, sans liste d’attente, avec un horaire qui leur convient, ça rend ça beaucoup plus facile pour les jeunes, note-t-il. Les jeunes répondent bien, mais on est encore en rodage pour faire connaître le service et ajuster le tir, pour être représentatif de leurs besoins et agir en complémentarité avec les autres services qui sont offerts dans la communauté.

Formule à définir

En Abitibi-Témiscamingue, il est trop tôt pour savoir sous quelle formule le projet Aire ouverte sera déployé. Un sondage a été lancé auprès des jeunes et des parents pour brosser un portait de la réalité des jeunes et mieux cerner les besoins.

Ça va nous permettre de prioriser des actions, qui pourraient être différentes selon les secteurs. Est-ce qu’on va constater qu’au Témiscamingue, le principal besoin des jeunes concerne les services psychosociaux? Ou qu’à Val-d’Or, c’est davantage en dépendance? La consultation va nous le dire et nous permettre de soumettre une proposition plus concrète, qui pourra aussi se déployer en fonction des ressources financières qui seront disponibles.

Une fourgonnette est stationnée en bordure de la rue.

La clinique Aire ouverte de la Côte-Nord a aussi une unité mobile. (archives)

Photo : Radio-Canada

L’ouverture d’un ou plusieurs locaux Aire ouverte dans la région est donc possible, tout comme la mise en place d’une unité mobile qui pourrait se déplacer pour offrir des services.

Ça fait partie de la réflexion que nous allons faire d’ici cet été au sein du comité directeur, qui regroupe des intervenants des milieux de la santé, du scolaire et des policiers, mais aussi du communautaire et des jeunes. On bâtit avec eux et ils sont parties prenantes des décisions. C’est à la base de la philosophie du projet, ajoute Tommy Guillemette.

L’objectif du CISSS-AT est de pouvoir commencer à déployer cette nouvelle offre de services à compter de cet automne.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !