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La peur de la COVID-19 plus grande que les craintes liées au vaccin AstraZeneca

Une fiole du vaccin d'AstraZeneca repose sur une table

Une fiole du vaccin d'AstraZeneca

Photo : Radio-Canada / Amélie Desmarais

La popularité du vaccin AstraZeneca a surpassé les attentes au Nouveau-Brunswick. Plusieurs cliniques sans rendez-vous organisées à l’échelle de la province ont affiché complet cette semaine, forçant des clients à prendre leur mal en patience.

À la pharmacie Jean Coutu de Bathurst samedi dernier, les 500 doses reçues ont été écoulées en l’espace de quatre heures et plusieurs clients ont dû rebrousser chemin. Ça a été un grand succès, tout le monde était de bonne humeur, se réjouit le pharmacien-propriétaire Brian Fitzpatrick.

Des files de voitures pour le vaccin AstraZeneca à Bathurst.

Exactement 506 doses ont été administrées samedi dernier à Bathurst.

Photo : Radio-Canada

Quelques hésitations

Le vaccin d'AstraZeneca-Oxford a suscité des inquiétudes au sein de la population après le signalement de très rares cas de caillots sanguins.

Une bénévole qui travaille pour la campagne de vaccination dans la région d’Edmundston, Francine Cyr, a noté que certaines personnes ont peur, étant donné la mauvaise publicité du vaccin.

Mais avec tout ce qui se passe en ce moment, les gens commencent à avoir pas mal plus peur de la COVID que du vaccin.

Une citation de :Francine Landry, bénévole

Dans la Péninsule acadienne, le pharmacien Kevin Haché souligne qu’il y a encore énormément de gens qui disent ne pas vouloir le vaccin AstraZeneca et maintenant Johnson & Johnson.

Jeudi, le maire suppléant de la ville d'Edmundston, Éric Marquis, invitait la communauté à se prévaloir d'une des nombreuses doses d'AstraZeneca disponibles.

Des personnes font la file pour le vaccin à Saint-Jaques, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

Des personnes font la file vendredi pour le vaccin à Saint-Jaques, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Brian Fitzpatrick a pour sa part remarqué une baisse marquée de l’engouement après l’annonce du gouvernement du Québec du premier cas de thrombose au Canada mardi et celle des 10 cas d’effets secondaires « sévères » au Nouveau-Brunswick mercredi.

Environ les trois quarts des clients que ses équipes ont appelé cette semaine pour planifier un rendez-vous ont refusé le vaccin AstraZeneca. Je prédis que si on rappelait les clients aujourd’hui, on serait mieux reçu, puisque Santé Canada a annoncé jeudi qu’il ne restreignait pas le vaccin, ajoute-t-il.

Rassurer la population

Selon la pharmacienne Patricia Turcotte à la pharmacie Jean Coutu de Dieppe, les gens ont juste besoin d’être rassurés.

Les gens veulent surtout la confirmation qu’ils font le bon choix de se faire vacciner. Mais une fois rassurés, ils sont contents de le recevoir et nous on en vaccine beaucoup avec le vaccin AstraZeneca.

Une citation de :Patricia Turcotte, pharmacienne à Dieppe

Malgré des hésitations ici et là, la médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, confirme l’adhésion générale de la population au vaccin contre la COVID-19.

Jennifer Russell assise devant un drapeau du Nouveau-Brunswick.

La docteure Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, le 15 avril 2021.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

À ma connaissance, il n’y a pas de gaspillage, pas de rendez-vous qui ne sont pas comblés. Toutes les doses que nous avons reçues sont injectées et utilisées pour sauver des vies, a-t-elle déclaré jeudi lors d’un point de presse sur la COVID-19.

Nous savons que tous les vaccins protègent contre les hospitalisations et les décès liés à la COVID-19. Les risques de tomber malade après avoir contracté la COVID-19 sont beaucoup plus élevés que ceux du vaccin.

Une citation de :Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick

Jennifer Russell insiste d’ailleurs pour que les Néo-Brunswickois acceptent de recevoir le premier vaccin qu'on leur propose. Le pharmacien-propriétaire Brian Fitzpatrick partage le même avis.

On a pris la décision que si on appelle un client et qu’il ne veut pas le vaccin qu’on offre, peu importe lequel, on ne les rappelle plus. On leur demande de nous rappeler dans quelques semaines, parce qu’on ne peut pas commencer à négocier les vaccins avec les clients, explique-t-il.

Sur la bonne voie

La province a reçu jeudi son plus important lot de vaccins jusqu’à présent, avec 43 660 doses.

Depuis la mi-mars, le Nouveau-Brunswick reçoit en moyenne 35 000 doses de vaccin par semaine.

Si les livraisons suivent ce rythme, l’objectif du gouvernement de vacciner les 661 500 Néo-Brunswickois en âge d’être immunisés sera atteint le 2 juillet, ce qui correspond aux promesses faites jusqu’à maintenant.

Pfizer a été très consistant et AstraZeneca nous a offert plus de doses que prévu. Nous avons dû reporter certaines cliniques [en raison des retards de livraison de Moderna], mais essentiellement, nous en sommes où nous pensions être à ce stade de la campagne, a déclaré la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, lors du point de presse sur la COVID-19 jeudi.

Avec des informations de Jean-Philippe Hughes

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