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L'intention d'interdire formellement l'alcool à la chasse passe mal dans la région

Un chasseur

Un chasseur

Photo : Getty Images / Onfokus

Radio-Canada

La volonté du gouvernement du Québec d'interdire formellement la consommation d'alcool à la chasse agace certains chasseurs et pourvoyeurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Des voix s’élèvent contre ce resserrement des règles contenu dans le projet de loi 88 actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale.

Le projet de loi ne passe pas auprès des communautés de chasseurs, alors qu'il a été notamment dénoncé par la Fédération des pourvoiries du Québec (FCQ). Alcool et armes à feux, ce n'est pas nécessairement un parfait mélange, mais ça se gère au même titre qu'une motoneige, qu'un permis pour conduire ma voiture. Alors, il y a moyen de faire sans justement écraser tous les droits des gens, a protesté le propriétaire du magasin Chasse et pêche Chicoutimi, Éric Lapointe.

Le texte législatif stipule que nul ne peut consommer une boisson alcoolisée alors qu’il chasse et ne peut non plus consommer de drogue. L'interdiction de consommer l'alcool, ça existe déjà en fin de compte, mais on ajoute le mot drogue, car elle est rendue légale aujourd'hui, a précisé en commission parlementaire Pierre Dufour, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs. Un contrevenant serait passible d’une amende allant de 500 $ à 4500 $, selon le projet de loi 88.

On aurait pu laisser la loi actuelle comme elle est et on aurait pu ajouter la partie cannabis et ça aurait été interdit de chasser sous l'influence de, a proposé Éric Lapointe.

Autrement dit, ce projet prône la tolérance zéro. Auparavant, il était interdit de pratiquer cette activité sous l’influence d’une boisson alcoolisée, ce qui permettait tout de même la consommation d'une bière ou d'un verre de vin pendant la pause dîner.

Dans le milieu, plusieurs se demandent surtout comment le projet de loi serait appliqué. Comme nous les gens ont accès par hydravion, donc je ne pense pas que les transporteurs voudront faire la police auprès de la clientèle pour valider s'ils ont de la boisson ou pas. C'est une question de gros bon sens là. Les gens, oui il faut pratiquer la chasse à jeun, mais quand c'est le soir, prendre un petit verre, il n'y a rien de mal à ça, a exprimé Jean Tremblay, propriétaire des pourvoiries Manicouagan et Rivière aux Feuilles.

Rappelons également que le nombre d'agents de la faune est en baisse au Québec, ayant passé en dix ans de 420 à 331.

D'après un reportage de Flavie Villeneuve

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