•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Possible retour des bars à chicha à Edmonton : un rapport municipal sème la confusion

La Ville d’Edmonton a accepté en janvier de revisiter sa décision d’interdire la chicha dans les lieux publics.

Un homme fume de la chicha dans un bar.

La chicha, aussi appelée narguilé, hookah ou arghila est une activité sociale et une tradition importante dans plusieurs cultures, qui s'est répandue à travers le monde.

Photo : getty images/istockphoto / alexkich

Radio-Canada

Un rapport commandé par la Ville conclut qu’Edmonton a besoin de l’accord du gouvernement provincial pour permettre de nouveau aux restaurants et bars à chicha d’ouvrir. Pour sa part, le gouvernement provincial dit que ce n’est pas le cas.

Edmonton a interdit la chicha dans les lieux publics l'été dernier, mais après de nombreuses requêtes de citoyens, elle a promis de revisiter la question.

En janvier, elle a commandé un rapport pour étudier la possibilité de créer une nouvelle classe de permis commerciaux spécialement pour les propriétaires qui souhaitent offrir de la chicha.

Les conclusions récemment publiées disent que pour ce faire, il faut que la province exempte ce produit des nouvelles dispositions dans la Loi sur la réduction du tabagisme et de la fumée qui doivent entrer en vigueur plus tard ce printemps.

Une fois que cette législation sera proclamée, elle aura préséance sur n’importe quel règlement municipal, disent les auteurs.

Une porte-parole de Santé Alberta, Zoe Cooper, dit que la seule chose interdite par la province est de fumer de la chicha contenant du tabac dans les endroits publics ou à proximité.

La chicha, aussi appelée narguilé, est une pipe à eau qui peut être utilisée pour fumer des produits à base de cannabis ou de tabac, mais aussi des mélanges de glycérol ou d'herbes aromatisés qui n’en contiennent pas.

Santé Alberta affirme que les changements législatifs prévus n'auront aucun impact sur ces produits sans tabac.

Le gouvernement albertain a déterminé que les réglementations sur l’utilisation de hookah ou de pipes à eau devraient relever des municipalités, qui sont mieux équipées pour comprendre les besoins de leur communauté [...] et qui peuvent développer des règlements qui reflètent leurs intérêts, écrit Zoe Cooper.

Un avocat estime que la Ville a manqué de diligence

On dirait que l’administration municipale n’a pas écouté ni compris ce qu’est la consommation de chicha, commente l’avocat edmontonien Avnish Nanda.

Il représente le Edmonton Hookah Cultural Committee, un groupe d’une douzaine de commerçants qui réclament la fin de l’interdiction. Selon lui, les propriétaires de restaurants et bars d’Edmonton offraient déjà un produit sans tabac.

« Je suis un peu sidéré que ce soit l'explication donnée par la Ville », ajoute-t-il.

Le narguilé est une activité sociale qui fait partie de traditions vieilles de plusieurs siècles dans diverses cultures orientales et africaines. Les restaurants et bars qui en offrent attirent souvent une clientèle culturellement diversifiée.

C’est une chose qui est importante pour [les gens] et de laquelle ils s’ennuient. Je me sentirais comme si je n’étais pas à l’écoute si je ne posais pas de questions, remarquait le conseiller municipal Aaron Paquette en janvier, quand le rapport a été commandé.

Le rapport conclut par ailleurs que si une nouvelle classe de permis devait être créée pour autoriser les commerçants à offrir du narguilé, ceux-ci seraient assujettis à plusieurs conditions.

Chaque commerce devrait avoir une section séparée où les mineurs n’ont pas le droit d’entrer pour les consommateurs. Il ne pourrait pas servir de nourriture ou de breuvages dans cette section et les employeurs devraient s’assurer de mettre des mesures en place pour réduire les impacts de la fumée sur leurs employés.

Avec des informations de Jennie Russell et Natasha Riebe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !