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Devant la pénurie urgente d'infirmières, l'Ontario appelle à l'aide toutes les provinces

Un masque jeté sur la chaussée devant un hôpital.

Un masque jeté sur la chaussée devant un hôpital.

Photo : CBC/Colin Butler

Radio-Canada

L'Ontario demande aux autres provinces de lui envoyer des infirmières et des travailleurs de la santé pour faire face à la hausse des infections graves à la COVID-19.

Dans une lettre datée du 16 avril et adressée à toutes les provinces et à tous les territoires, le gouvernement de l'Ontario indique qu'il lui manque des milliers d'infirmières.

Nous sommes un groupe étroit de premiers ministres. Je sais que s’ils peuvent faire quelque chose, ils le feront pour nous, a lancé le premier ministre Doug Ford en point de presse, vendredi après-midi.

Les unités de soins intensifs sont de plus en plus sollicitées en raison du nombre croissant de patients atteints de la COVID-19. Vendredi, 701 personnes étaient traitées aux soins intensifs, ce qui constitue une augmentation de 42 patients depuis la veille.

Le nombre de cas de COVID-19 en Ontario a atteint un nouveau sommet avec plus de 4800 cas.

La sous-ministre de la Santé, Helen Angus, demande à ses homologues s'ils ont des ressources à offrir à l’Ontario. Sa lettre indique que la pandémie a mis à rude épreuve la capacité des hôpitaux, en particulier aux soins intensifs.

Je reconnais les défis auxquels toutes les juridictions doivent faire face en raison de la pandémie, écrit-elle, mais les défis que nous devons relever ici en Ontario sont tels que je pense devoir chercher à déterminer s'il y a des ressources disponibles au pays qui pourraient être dirigées vers l'Ontario.

Appel à la solidarité

Mme Angus anticipe une pénurie de 4145 infirmières dans le secteur hospitalier ontarien au cours des quatre prochains mois.

Sa lettre demande 620 autres professionnels de la santé, notamment des inhalothérapeutes et d'autres employés médicaux spécialisés en soins intensifs.

Plus précisément, la province aurait besoin d'aide dans le sud de l'Ontario, soit la région du Grand Toronto et ses environs immédiats, écrit Mme Angus.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait remarquer que l'Ontario avait reçu davantage d'équipement de soins de santé, comme des respirateurs artificiels et des médicaments pour traiter les malades de la COVID-19.

Nous avons approuvé une demande pour que la Croix-Rouge canadienne puisse intervenir dans 27 foyers de longue durée, au besoin, a-t-il déclaré.

Ce à quoi le bureau de Doug Ford a répondu qu'il n'avait pas besoin de la Croix-Rouge à l'heure actuelle pour l'administration des vaccins en Ontario. Nous n'avons pas de problème de capacité, nous avons un problème d'approvisionnement.

L'Ontario manque de vaccins

Le Québec a confirmé avoir reçu la demande d’aide du gouvernement ontarien vendredi, mais prendra le temps de l’analyser, selon l'attaché de presse du premier ministre François Legault, Ewan Sauves.

Il faut comprendre toutefois que le Québec fait aussi face à des pénuries de main-d’œuvre dans le réseau de la santé, qui date de bien avant la pandémie, ajoute-t-il.

La province voisine dit comprendre la situation délicate dans laquelle se trouve l’Ontario, [mais doit s'assurer] d’avoir les effectifs nécessaires pour soigner [ses propres] malades de la COVID.

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a déjà répondu ne pas être en mesure de répondre à la requête de l'Ontario : Avec les cas de COVID-19 et les hospitalisations en forte hausse ici en Alberta, nous ne sommes tout simplement pas en mesure d'envoyer nos travailleurs de la santé à l'extérieur de la province en ce moment.

Même retour en Saskatchewan, où le premier ministre Scott Moe a affirmé que sa province n'était pas en mesure de prêter des travailleurs de la santé à l'Ontario ni à d'autres provinces pour le moment.

Pour sa part, le Manitoba assure qu’il est toujours prêt à aider ses voisins dans le besoin et qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour appuyer les Ontariens. Les responsables manitobains sont en discussion avec leurs vis-à-vis ontariens et la province évalue si elle peut aider l’Ontario et comment elle pourrait le faire.

La Nouvelle-Écosse dit ne pas être prête à rediriger des vaccins vers des provinces plus touchées par la pandémie, car celles-ci ont d'autres outils à leur disposition pour lutter contre le virus, comme les restrictions qui ont été imposées en Atlantique.

Avec une première hospitalisation à l'Île-du-Prince-Édouard depuis le début de la pandémie, le premier ministre Dennis King juge aussi que ce n'est pas le moment de s'écarter de sa stratégie de vaccination.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Andrew Furey déclare qu'il est prêt à envoyer du personnel et de l'équipement médical à l'Ontario, mais pas des vaccins.

Ce n'est peut-être pas grand-chose, mais je suis très reconnaissant. Merci Andrew, a lancé Doug Ford vendredi.

Avec les informations d'Adam Hunter, de Michelle Bellefontaine et de Peter Cowan.

Avec les informations de La Presse canadienne

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