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Des producteurs agricoles « pris en otage » en raison de l’état des ponts

Une route passant sur un pont.

Certains ponts dont la charge est limitée causent des maux de tête aux agriculteurs. (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

En Abitibi-Témiscamingue, 25 ponts avec une limite de poids ou une mauvaise dimension affectent les activités d’entreprises agricoles. Certains producteurs se retrouvent enclavés, ne pouvant acheminer les ressources et la nourriture nécessaires pour leurs animaux.

Lors d'une rencontre de l'Union des producteurs agricoles mercredi, on a souligné le besoin de remédier rapidement à ce problème, comme l’illustre le vice-président de l’UPA, Martin Caron.

Je trouve ça vraiment inquiétant présentement dans ces zones-là où on a des producteurs inquiets, qui ne sont pas capables [de contrôler] toute la gestion des animaux, leur bien-être, dit Martin Caron. Il déplore que les producteurs sont pris en otage dans cette situation-là.

En raison de la détérioration de ponts ou de ponceaux, des véhicules à charge élevée transportant des ressources nécessaires aux producteurs ne peuvent pas se rendre aux entreprises agricoles. La majorité des entreprises affectées doivent faire de longs détours, ce qui occasionne des coûts importants. D'autres se retrouvent complètement enclavées.

Je suis bien d'accord pour la sécurité des gens, mais à un moment donné, il y a aussi la sécurité des animaux et le bien-être animal qui entrent en ligne de compte.

Une citation de :Pascal Rheault, président de l'UPA en Abitibi-Témiscamingue

Le président de l'UPA en Abitibi-Témiscamingue Pascal Rheault espère que le gouvernement en fera davantage pour aider les producteurs touchés.

On veut nourrir notre monde, mais à un moment donné, il va falloir qu’ils nous donnent la capacité de le faire et ce n'est pas en nous négligeant au niveau des ponts. Ce sont des infrastructures qui appartiennent au gouvernement. C’est à eux de faire des travaux et de trouver des solutions, lance-t-il.

Ponts dont la limite de poids ou la mauvaise dimension affectent les activités des entreprises agricoles :

  • 10 en Abitibi-Ouest et Jamésie
  • 4 en Abitibi
  • 4 au Témiscamingue
  • 3 dans la Vallée de l’Or
  • 2 à Rouyn-Noranda

Source : Questionnaire de l’UPA aux producteurs et productrices mené en mars 2021

Interpellé, le ministère des Transports a rappelé que la semaine dernière, il a annoncé une stratégie d’intervention pour les 10 prochaines années afin d’améliorer l’état des structures routières.

À court terme, le MTQ envisage de renforcer certains ponts de façon temporaire pour tenter d’augmenter la limite de charge, selon le conseiller en communications au MTQ Luc Adam.

Chaque cas est évalué et pour chaque cas on essaie de donner le maximum en termes de travaux temporaires que l’on peut pour remplacer le pont existant, le plus possible, avant de procéder à une reconstruction parce que la reconstruction, il y a beaucoup d’étapes de préparation, ça peut prendre deux à trois ans de préparation avant d’en arriver aux travaux, affirme-t-il.

Luc Adam précise qu'avec ces solutions temporaires, les agriculteurs pourront transporter des marchandises, mais en divisant les chargements.

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