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Des médecins demandent la fermeture des bars et des restaurants en Saskatchewan

Une femme passe devant un commerce fermé.

La fermeture des restaurants et des bars à l'échelle de la province permettrait, selon plusieurs experts, de faire baisser le nombre de cas issus de variants du SRAS-CoV-2 (archives).

Photo : Reuters / GONZALO FUENTES

Radio-Canada

Alors que les cas issus de variants du coronavirus continuent de grimper à Saskatoon, comme dans d’autres régions de la province, le spécialiste des soins intensifs à Saskatoon Hassan Masri affirme que la fermeture des bars et des restaurants, ainsi que la réduction des rassemblements religieux, permettrait de réduire la pression sur les hôpitaux.

La situation à Saskatoon n’est pas aussi préoccupante qu'à Regina, selon le Dr Masri : Mais elle pourrait le devenir rapidement, d’ici même la semaine prochaine.

Une situation qui inquiète également l’épidémiologiste de l’Université de la Saskatchewan Nazeem Muhajarine.

Les nouvelles mesures annoncées mardi imposent à toute la province la limite des rassemblements à la bulle sociale immédiate. L'épidémiologiste considère que c'est trop peu, trop tard , faisant également référence à l’allègement des mesures sanitaires survenues le 9 mars.

Lors de cette annonce, la province comptait 35 cas issus de variants du virus. Jeudi, elle en comptait 4183.

L’expansion de la bulle sociale s’est vraiment retournée contre nous, alors qu’on connaissait déjà les effets des variants du coronavirus sur la santé.

Une citation de :Hassan Masri, spécialiste des soins intensifs à Saskatoon

Le Dr Muhajarine estime que les mesures sanitaires actuelles reviennent à essayer d’éteindre un incendie avec un extincteur.

La question qu’on peut se poser, c’est : aurait-on pu éviter des hospitalisations et des décès si des mesures avaient été prises au moment opportun?

Une citation de :Nazeem Muhajarine, épidémiologiste de l’Université de la Saskatchewan

Le Dr Saqib Shahab est dépassé par les événements

Selon l’ancien président-directeur général d’un laboratoire pharmaceutique de Saskatoon, qui a travaillé pour le laboratoire des vaccins VIDO-Intervac pendant 22 ans, Andrew Potter, le médecin hygiéniste en chef de la province, Saqib Shahab, est dépassé par les événements.

Sur Twitter, celui qui est aussi professeur à l’Université de la Saskatchewan a affirmé que le Dr Shahab se concentre sur le passé et le présent, sans avoir de plan pour l'avenir. C’est pourtant ce qui importe le plus à l’heure actuelle.

En entrevue avec Radio-Canada/CBC mercredi, Andrew Potter a critiqué le gouvernement, qui ne prend toujours pas cette crise sanitaire au sérieux, selon lui.

Il pense également que le gouvernement doit mieux communiquer avec le public et arrêter de faire des comparaisons avec les vagues précédentes alors que les variants du coronavirus sont plus contagieux.

Personne n’essaie de prévoir l’impact du virus sur l'avenir plus ou moins proche et la façon d"améliorer la situation. On ne fait que répéter les essais passés infructueux.

Une citation de :Andrew Potter, ancien PDG d’un laboratoire pharmaceutique de Saskatoon

L’expert reconnaît néanmoins que, même si le médecin hygiéniste en chef peut prendre des décisions et faire des recommandations médicales, il n’a aucun contrôle sur les décisions politiques.

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Radio-Canada.

Avec les informations de Mickey Djuric

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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