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Chronique

Si proche et pourtant si loin encore

Un couple masqué assis dans un parc à un mètre de distance.

Depuis un ans, la COVID-19 change nos rapports de proximité.

Photo : Getty Images / Fotografia Inc.

J’ai du mal à réaliser que je viens de passer plus d’une année sans voyager au loin, et surtout, sans revoir des connaissances qui vivent pourtant tout près de chez moi.

L’effet de la pandémie de COVID-19, notamment dans la routine simpliste qu’elle m’a imposée est telle que je crois avoir même perdu le sens du temps.

Quand je pense aux personnes que je n’ai plus vues, j’ai l’impression que c’était hier.

J’ai aussi le sentiment bizarre d’ignorer ce que je ferai, les gestes que je poserai aux jours de retrouvailles.

Seraient-ce de longues accolades? Sauterais-je de joie? Resterais-je impassible?

Je me le demande, car déjà en famille, mes gestes d’affection et d’attention en ont pris un coup.

À force de revoir les mêmes personnes, plus souvent, plus longuement et dans les mêmes conditions, mes ressources d'imagination et d’émerveillement semblent s’appauvrir.

Ces jours où je pouvais sortir avec mes proches ou avec des amis pour changer d’air, socialiser et me requinquer sont devenus rares.

Le téléphone, Zoom et les médias sociaux sont de plus en plus présents dans mon quotidien, mais ils ne font pas disparaître ce sentiment d’appauvrissement.

Elle est frustrante l'angoisse que prolonge une pandémie dont la fin tarde à pointer à l’horizon, mais je dois m’accrocher.

Le temps chaud approche et, malgré un regain des contaminations en raison des variants de la COVID-19, les autorités ont promis timidement un été un peu plus normal.

Les vaccins de plus en plus disponibles contribuent d’ailleurs à rendre cette normalité bien plausible.

Je m’y prépare. Ça sera mon ambition pour l’été qui s’annonce. Vous que je n’ai pas vus ou que j’ai rarement vus depuis des mois, attendez-moi sur votre route, peut-être déjà en juin.

Je souhaite vivement ce miracle!

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