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Un syndicat d’enseignants exige de recommencer les tests de qualité de l’air

Une femme ouvre des fenêtres.

La Centrale des syndicats du Québec réclame de nouveaux tests de la qualité de l'air dans les écoles.

Photo : Radio-Canada

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente 110 000 enseignants, employés de soutien et professionnels, exige « dès maintenant » la reprise des mesures de qualité de l’air dans les écoles, après le « fiasco » des tests réalisés cet hiver.

Selon la CSQ, reporter les tests à l’an prochain enverrait un très mauvais signal sur la santé et la sécurité, alors que le personnel scolaire et des milliers d’élèves vivent quotidiennement avec l’incertitude concernant la qualité de l’air.

Selon le syndicat, la période estivale est idéale pour procéder à des travaux de correction dans les établissements qui ont une mauvaise aération.

Radio-Canada révélait jeudi de nombreuses irrégularités dans les prises de mesures de dioxyde de carbone cet hiver, ce qui a eu pour effet de tirer les résultats vers le bas.

Depuis, nous avons continué à recevoir des témoignages d’employés d’écoles qui ont constaté que des tests avaient été menés sans respecter le protocole dans leurs classes.

Davantage de fenêtres ont par exemple été ouvertes une fois les élèves à l’intérieur, ce que démontrait déjà notre analyse des données publiées par des centres de service scolaires.

Le dossier de la qualité de l’air et de la réalisation de tests à grande échelle a été bâclé.

Une citation de :Sonia Ethier, présidente de la CSQ

Pas normal s’ouvrir les fenêtres l’hiver, affirme la CSQ

La Centrale syndicale s’offusque des propos du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, qui a déclaré, jeudi, qu’il est habituel d’ouvrir une ou deux fenêtres en classe l’hiver, au Québec.

Des propos stupéfiants et inquiétants, selon Sonia Ethier. Elle invite le ministre à identifier une seule classe au Québec où la fenêtre est ouverte toute l’année durant.

Le ministre a reconnu, jeudi, que le protocole de tests de CO2 n’est pas parfait et qu’il sera corrigé en tenant compte des critiques.

Jean-Francois Roberge a par ailleurs reconnu, jeudi soir, sur les ondes du 98.5 que la santé publique n’avait jamais validé le protocole de tests, contrairement à ce qu’il a plusieurs fois déclaré.

Validé, ce n’était pas le bon terme, a admis le ministre. Ce n’était pas approuvé avec le "rubber stamp" de la santé publique.

Les écoles sont le deuxième lieu d’éclosion aux Québec après les milieux de travail.

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