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Première éclosion de COVID-19 à Iqaluit

Une vue d'Iqaluit au mois de décembre.

Vendredi, les autorités sanitaires du Nunavut ont annoncé 12 nouveaux cas de COVID-19 à Iqaluit.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Le gouvernement du Nunavut annonce 12 nouveaux cas d'infections au coronavirus à Iqaluit, ce qui porte à 13 le nombre de cas actifs au territoire. Tous se trouvent dans la capitale territoriale, qui vit sa première éclosion de COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Il s’agit d’une éclosion, puisque plusieurs ménages sont touchés, a affirmé, vendredi, le médecin hygiéniste en chef du territoire, Michael Patterson, en point de presse.

Cette situation, qu’il a qualifiée de grave, ne répond toutefois pas aux critères d’une transmission communautaire, puisque toutes les personnes atteintes de la COVID-19 découlent de la même chaîne de transmission.

Le premier cas d'infection au SRAS-CoV-2 dans la capitale du Nunavut a été confirmé mercredi. Il s’agit d’une personne travaillant pour la compagnie aérienne Canadian North.

Depuis jeudi, les mesures de traçage ont permis aux autorités sanitaires d’identifier au moins 70 personnes ayant été en contact avec les 13 personnes infectées. Toutes se trouvent à Iqaluit, et certains sont asymptomatiques.

Toutes les personnes [déclarées positives] se trouvent toujours en isolement chez elles, a précisé le Dr Patterson. Il estime par ailleurs que le risque de transmission à l’extérieur d’Iqaluit demeure faible.

Le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, indique qu’il s’attend à voir les cas se multiplier à Iqaluit au cours des prochains jours, mais il appelle la population au calme.

Cela signifie que nous sommes en mesure de tester, de détecter et d’isoler des cas, ce qui est exactement ce que nous devons faire, souligne-t-il.

Joe Savikataaq lors d'un point de presse à l'Assemblée législative du Nunavut.

Le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, affirme que les opérations de traçage de contacts vont rondement à Iqaluit.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Avis d’exposition au bar Storehouse d’Iqaluit

Jeudi soir, le gouvernement du Nunavut a publié un avis d'exposition à Iqaluit. Il demande aux personnes qui se sont rendues au bar Storehouse entre le 8 et le 14 avril de surveiller l'apparition éventuelle de symptômes liés à la COVID-19.

Nous savons que des personnes se sont rendues dans cet établissement alors qu’elles étaient infectées, mais nous ne sommes pas en mesure d’identifier toutes les personnes avec qui elles ont été en contact, a indiqué le médecin hygiéniste en chef, en précisant que les autorités sanitaires communiqueront avec les personnes considérées comme des contacts connus.

Dans la majorité des cas, le risque [d’avoir contracté le virus] demeure faible, c’est pourquoi nous demandons aux personnes concernées d’être vigilantes plutôt que de s’isoler.

« Celles qui développent des symptômes ou ne se sentent pas bien doivent immédiatement s’isoler, communiquer avec la ligne téléphonique d’urgence de la COVID-19 et se faire tester », a-t-il ajouté.

Il est aussi demandé aux personnes qui ont quitté Iqaluit depuis le 7 avril de s'isoler immédiatement pour une durée de 14 jours.

Le gouvernement territorial a par ailleurs ordonné la fermeture des commerces et des bureaux gouvernementaux non essentiels d'Iqaluit, ainsi que les écoles.

Jeudi, les autorités sanitaires ont annoncé qu'elles croyaient que la transmission du premier cas confirmé avait eu lieu dans la communauté et que de nouveaux cas étaient à prévoir. Néanmoins, elles ignorent toujours comment la COVID-19 a gagné le territoire.

Le dépistage et la vaccination se poursuivent à Iqaluit. L’Hôpital général de Qikiqtani compte sur les technologies de dépistage BioFire et GeneXpert pour mener à bien ce travail.

Selon le Dr Patterson, l’établissement est en mesure d’effectuer un peu plus de 200 tests par jour. Or, plus nous continuons à tester à ce rythme, plus les autres activités risquent d'être très perturbées, dit-il.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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