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Derniers préparatifs avant les funérailles du prince Philippe

Les deux hommes marchent devant l'enceinte du château.

Des Londoniens portent une couronne de fleurs à déposer aux portes du château de Windsor, à la veille des funérailles du prince Philippe.

Photo : afp via getty images / Adrian Dennis

Agence France-Presse

Les ultimes répétitions et réglages s'achèvent à Windsor : Élisabeth II et la famille royale britannique se préparent à dire adieu au prince Philippe lors d'une cérémonie minutieusement préparée qui aura des connotations militaires. Huit jours après le décès, à 99 ans, de l'époux de la reine au château de Windsor, ses obsèques seront célébrées samedi dans l'enceinte de ce domaine royal, situé à l'ouest de Londres.

Lors d'une cérémonie retransmise à la télévision, la famille royale rendra un dernier hommage à celui qui, né prince de Grèce et du Danemark, a montré un soutien sans faille à la monarchie britannique depuis son mariage, il y a 73 ans, avec Élisabeth II.

Les funérailles, qui se feront dans une relative simplicité, refléteront le passé militaire que portait fièrement le duc d'Édimbourg après avoir combattu dans la Royal Navy pendant la Seconde Guerre mondiale.

La cérémonie sera d'une précision militaire et constituera surtout la célébration d'une vie bien vécue, a indiqué le général Nick Carter, chef des forces armées, à la BBC. Elle montrera également à quel point les forces armées l'aimaient et le respectaient.

La Royal Navy, la Royal Air Force et l'armée de terre seront présentes dans le parc de Windsor pour accueillir son cercueil, qui sera transporté à bord d'un 4X4 Land Rover que Philippe, prince consort à la longévité record dans l'histoire britannique, a lui-même contribué à concevoir.

La fanfare des Grenadier Guards, dont Philippe a été le colonel pendant 42 ans, mènera la procession jusqu'à la chapelle St-George, où aura lieu la cérémonie religieuse.

Le prince Philippe porte un immense chapeau noir. La reine Élisabeth II est vêtue de vert.

La reine Élisabeth II et le prince Philippe se promènent en calèche à l'occasion de Trooping the Colour, une cérémonie annuelle visant à célébrer l'anniversaire officiel du souverain britannique, le 11 juin 2016.

Photo : Reuters / Toby Melville

La cérémonie elle-même sera menée par l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, chef spirituel des anglicans. Ce dernier a invité vendredi les Britanniques de toutes confessions à soutenir la reine lors de cette difficile épreuve, les priant de ne pas se fier à son comportement extérieur – qui reflétera probablement l'extraordinaire courage et dignité dont elle a toujours fait preuve – pour juger de sa peine, lors de ce moment d'angoisse.

Outre le personnel religieux, 30 personnes seulement, toutes masquées, seront autorisées à assister à cet office de 50 minutes, en vertu des règles contre le coronavirus.

Le premier ministre Boris Johnson, qui a laissé sa place aux membres de la famille, regardera la cérémonie depuis sa résidence de Chequers.

Le retour d'Harry

De retour pour la première fois au Royaume-Uni depuis plus d'un an après sa mise en retrait de la monarchie, le prince Harry, 36 ans, apparaîtra en public aux côtés de son frère aîné William et de son père Charles.

Enceinte, son épouse Meghan Markle, dont les accusations de racisme impliquant la famille royale à la télévision américaine ont créé une onde de choc considérable, est restée aux États-Unis sur les conseils de son médecin.

L'Artillerie royale à cheval près du château Windsor.

Des répétitions sur la longue marche du château Windsor en vue des funérailles du prince Phillippe qui seront célébrées samedi.

Photo : Associated Press / Frank Augstein

Les retrouvailles d'Harry et William, dont les relations sont distendues, ont alimenté chez les commentateurs royaux l'espoir d'un réchauffement de leurs relations.

Le déroulement dévoilé jeudi par Buckingham apparaît néanmoins lourd de sens. Unis en 1997 derrière le cercueil de leur mère Diana, les deux fils du prince Charles marcheront sur la même ligne pour suivre le cercueil du duc d'Édimbourg. Mais leur cousin Peter Phillips, fils aîné de la princesse Anne, prendra place entre eux.

Cette séparation des deux frères a fait couler beaucoup d'encre dans la presse britannique, le Times y voyant soit une bizarrerie du dispositif, soit une tentative délibérée de les séparer.

Pour autant, la famille royale britannique va tenter d'offrir au monde un front uni, du moins sur le plan vestimentaire. En dépit de la connotation militaire de la cérémonie, la reine a en effet décidé que tous les membres de la famille seraient en tenue civile.

Cette décision évite de trancher la délicate question du droit à porter l'uniforme pour les princes Andrew et Harry, tous deux attachés à l'armée.

Malgré deux missions en Afghanistan, Harry, ex-capitaine, n'a désormais le droit de porter ses médailles de service que sur un costume civil, après avoir perdu ses titres militaires honorifiques en décidant de ne plus être un membre actif de la famille royale.

Même s'il appartient toujours à la Navy, l'apparition en uniforme du prince Andrew, second fils de la reine et ex-pilote d'hélicoptère, aurait pu susciter un sérieux mécontentement en son sein, affirme le Sun, en raison de son amitié avec le défunt financier Jeffrey Epstein, poursuivi pour trafic de mineures.

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