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La mère d'un jeune Autochtone retrouvé mort dans un foyer de groupe porte plainte

La police a retrouvé Treavon Chalifoux-Desjarlais dans le placard de sa chambre le 18 septembre 2020.

Traevon Chalifoux-Desjarlais, souriant.

Traevon Chalifoux-Desjarlais a été retrouvé mort le 18 septembre 2020.

Photo : Offerte par Sarah Rauch

Radio-Canada

La mère d'un adolescent cri retrouvé mort dans le garde-robe de sa chambre au sein d’un foyer de groupe de la Colombie-Britannique dépose une plainte relative aux droits de la personne à l’encontre de plusieurs organismes publics et de la police.

Traevon Chalifoux-Desjarlais, âgé de 17 ans, a été retrouvé mort dans une maison d'Abbotsford le 18 septembre, quatre jours après sa disparition.

La plainte de Samantha Chalifoux porte sur la façon dont elle a été traitée après la mort de son fils. Elle contient également des allégations de manque de transparence de la part d’organismes gouvernementaux.

La plainte vise à mettre en lumière les problèmes systémiques entourant la mort d'enfants autochtones pris en charge, explique son avocate, Sarah Rauch. [Samantha Chalifoux] tient vraiment à ce que cela n'arrive pas à un autre enfant.

Elle est également très frustrée parce qu'elle n'a obtenu aucune information malgré les nombreuses demandes que nous avons faites à cet effet.

La plainte nomme sept intimés, soit le gouvernement de la Colombie-Britannique, le représentant provincial pour les enfants et les jeunes, la société autochtone des services à l'enfance et à la famille de la vallée du Fraser, appelé Xyolhemeylh, le Service des coroners de la province, l'entreprise Rees Family Services, le service de police d'Abbotsford et le Commissariat à l’information et à la protection de la vie privée de la Colombie-Britannique.

Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique n'a pas encore décidé d'entendre la plainte et aucun des intimés nommés n'a eu l'occasion de soumettre une réponse. Aucune des allégations n'a été prouvée.

Sarah Rauch regarde au loin.

Sarah Rauch est l'avocate de la famille de Traevon Chalifoux-Desjarlais.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Mort dans des circonstances inhabituelles

Au moment de son décès, Treavon Chalifoux-Desjarlais vivait dans un foyer de groupe exploité par Rees Family Services, une entreprise sous contrat avec Xyolhemeylh, une agence relevant du ministère du Développement de l'enfance et de la famille.

L'adolescent était sous la garde temporaire de cette agence en vertu d’un accord de consentement.

La police l'a retrouvé dans le garde-robe de sa chambre quatre jours après qu'il eut été porté disparu par le personnel du foyer. L'unité des crimes majeurs du service de police d'Abbotsford a conclu que le décès n'était pas lié à un acte criminel.

Traveon est mort dans des circonstances très inhabituelles, dit Sara Rauch. [Sa mère] n'avait aucune indication qu'il éprouvait des difficultés ou que sa vie était en danger.

Avant sa disparition, l'adolescent était en contact régulier avec sa mère, selon cette dernière.

Il lui envoyait parfois des textos pour dire qu'il avait faim et qu'il n'avait pas le droit de manger. Il s'est également plaint de ne pas avoir de draps propres, dit-elle.

La famille et des membres des Premières Nations demandent l’ouverture d’une enquête publique pour faire la lumière sur les raisons de son décès.

Le service des coroners et la représentante des enfants et des jeunes de la Colombie-Britannique, Jennifer Charlesworth, ont indiqué qu'ils mèneraient une enquête.

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