•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Témiscouata souhaite se doter d’un réseau de bornes pour vélos électriques

Une affiche indiquant un circuit cyclosportif à Témiscouata-sur-le-Lac.

La MRC de Témiscouata veut se positionner comme « une MRC vélo », selon la préfète, Guylaine Sirois.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Michaële Perron-Langlais

La MRC de Témiscouata souhaite devenir la première MRC du Bas-Saint-Laurent à offrir aux cyclistes un réseau de bornes de recharge pour vélos à assistance électrique, dès cet été.

Le concept, populaire en Europe, est peu répandu en Amérique du Nord.

Au Québec, la Véloroute des bleuets, qui s’est dotée d’un réseau de cinq bornes de recharge à l’automne 2019, en est un rare exemple. On souhaite développer quelque chose de similaire chez nous, mais ce n’est pas obligé d’être un copier-coller, souligne la préfète de la MRC de Témiscouata, Guylaine Sirois. On s’en inspire et on essaie de développer des particularités.

Mme Sirois précise que ce sera aux différentes municipalités du territoire de décider si elles souhaitent se joindre au réseau ou non. La MRC développe actuellement un programme afin de les aider à acheter une ou plusieurs bornes, qui coûtent entre 5000 $ et 10 000 $.

La préfète indique que les détails du programme devraient être adoptés lors de la prochaine séance du conseil de la MRC de Témiscouata, le 10 mai.

Des cyclistes circulent sur le sentier Petit-Témis Sud.

Le parc linéaire interprovincial du Petit-Témis fait partie des pistes cyclables permettant de découvrir le Témiscouata à vélo (archives).

Photo : Tourisme Témiscouata

Selon elle, le réseau permettra d’attirer de nouveaux adeptes de cyclotourisme dans la région, tout en favorisant l’utilisation du vélo à assistance électrique par les Témiscoutains.

C’est sûr que, pour les gens de la place, c’est un plus, parce qu’il y aura une certaine autonomie pour se promener d’une municipalité à l’autre, dit Guylaine Sirois. Et pour les gens de l’extérieur, c’est un complément à ce qu’on a déjà comme offre touristique.

Le rédacteur en chef de Vélo Mag, le magazine publié par Vélo Québec, est du même avis. Jacques Sennéchael estime qu’un tel réseau de bornes sera une grosse valeur ajoutée pour le Témiscouata.

Ça ajoute une sorte de confort, dit-il. Les gens ne vont pas systématiquement recharger leur batterie quand ils arrivent chez eux. Ils vont se dire : "J’arrête prendre un café et je branche mon vélo". C’est cette tranquillité confortable de se dire : "Je n’aurai jamais de problème".

Un « tsunami » de vélos à assistance électrique

Jacques Sennéchael croit que les bornes de recharge pour les vélos à assistance électrique pourraient se multiplier à travers la province dans les prochaines années.

« On ne s’en va pas vers une vague des vélos à assistance électrique, on s’en va vers un tsunami du vélo à assistance électrique. »

— Une citation de  Jacques Sennéchael, rédacteur en chef de « Vélo Mag »

On a l’industrie qui fabrique ces vélos, dit-il On a les gens qui les achètent. Maintenant, c’est aux institutions de se lancer dans cette histoire-là, parce qu’effectivement, des infrastructures vont être nécessaires.

La MRC de Témiscouata espère que son réseau de bornes lui permettra de se démarquer. On aimerait être une MRC vélo, alors on essaie de trouver toutes sortes d’opportunités pour avoir des choses à offrir à tout le monde, peu importe leurs capacités, leurs intérêts ou le type de vélo qu’ils ont, indique Guylaine Sirois.

La préfète soutient que les premières bornes du réseau devraient être commandées d’ici la mi-mai, afin d’être accessibles à l’été 2021.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !