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Nouvelle grève de 73 000 enseignants du Québec le 27 avril

Une dizaine d'enseignants posent derrière une banderole sur laquelle il est écrit : « Faut que ça change maintenant! »

Des enseignants ont fait la grève aux quatre coins du Québec mercredi, notamment à Victoriaville.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie/Enseignants de Victoriaville

Près de 73 000 enseignants du Québec seront à nouveau en grève le mardi 27 avril pour protester contre la lenteur des négociations avec le gouvernement.

Contrairement à mercredi dernier, la journée d'école des élèves affectés se terminera cette fois plus tôt, car leurs enseignants débraieront de 14 h 45 à 17 h.

Cette grève touchera tous les secteurs d'enseignement : le préscolaire et le primaire, le secondaire, la formation professionnelle et la formation générale des adultes.

Conformément au mandat accordé à la FSE-CSQ et à l'APEQ de tenir des grèves innovantes, cette façon de faire a comme objectif de perturber l'administration scolaire, tout en minimisant les répercussions sur les services éducatifs, précisent dans un communiqué les syndicats qui représentent les quelque 73 000 enseignants.

Depuis l'annonce de la tenue de notre première action de grève, force est de constater que les travaux ont progressé aux tables, mais ce qui s'y trouve est encore insuffisant pour répondre aux demandes prioritaires exprimées par les enseignants que nous représentons, explique Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ.

Des personnes manifestent sur un pont piétonnier.

Des enseignants se trouvent ici sur le pont piétonnier surplombant l'autoroute Henri IV, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Boivin

Jusqu'à l'équivalent de 5 jours

Les organisations syndicales ont un mandat de grève allant jusqu'à l'équivalent de cinq jours, à exercer au moment jugé opportun.

Mercredi, les enseignants ont débrayé de minuit à 9 h 30 mercredi matin, ce qui a obligé des milliers d'élèves du Québec à rester à la maison.

La logistique d'amener les élèves sur les bancs d'école une fois l'avis de grève levé aurait été trop compliquée, affirmait-on du côté de certains centres scolaires qui peuvent accueillir des élèves en présentiel. Les centres de services scolaires ont tenté sans succès de rendre cette grève illégale devant la Cour supérieure, puis le Tribunal du travail.

Des enseignants devant l'école avec des masques et des drapeaux.

Des enseignants ont manifesté mercredi devant l'École Marie-Leneuf, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

11 jours pour aviser les parents

À 11 jours de ce débrayage, les organisations syndicales souhaitent que cette fois, les centres scolaires se préparent d'avance et avisent les parents et les élèves afin qu'ils ne soient pas pris de court comme la dernière fois, faute d'information appropriée.

Les enseignants du Québec sont sans contrat de travail depuis plus d'un an. Ils réclament des améliorations importantes dans leur quotidien, notamment par une meilleure composition des classes et des ajouts de services, un allègement de la tâche, de meilleurs salaires et moins de précarité.

Le gouvernement a certes fait un bout de chemin, mais il faudra en faire plus, car la profession enseignante est en crise. Les enseignants sont épuisés et veulent une véritable reconnaissance de leur travail, ainsi que des changements qui améliorent significativement leur quotidien. Quand on valorise l'éducation, on prend soin de celles et ceux qui y travaillent tous les jours. Le gouvernement a voulu négocier malgré la pandémie, alors qu'il nous entende maintenant, souligne Heidi Yetman, présidente de l'APEQ.

Au total, 58 centres de services scolaires et commissions scolaires anglophones sont concernés par ce mouvement de grève.

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