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Les travailleurs étrangers de l'usine E. Gagnon & Fils tous au travail dès samedi

Des employés travaillent à l'usine vêtus de sarraus, de tabliers, de gants, de masques et de visières.

Comme partout, des mesures sanitaires ont été mises en place à l'usine de transformation E. Gagnon et Fils de Sainte-Thérèse-de-Gaspé (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

Après un mois entier en isolement, 40 travailleurs étrangers embauchés par E. Gagnon & Fils pourront enfin entreprendre le travail à l'usine de transformation de fruits de mer de Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

Officiellement, tous les tests ont été reçus négatifs donc le 14 jours va se terminer dans la nuit de vendredi à samedi, affirme le vice-président marketing de E. Gagnon & Fils, Bill Sheehan.

À partir de samedi matin, on va pouvoir retomber dans des productions plus normales avec du personnel complet, se réjouit M. Sheehan en entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure.

Ces travailleurs représentent environ 10 % du personnel de l'usine, qui compte actuellement 450 employés.

Bill Sheehan lors d'une entrevue devant l'usine.

Bill Sheehan est le vice-président marketing de E. Gagnon & Fils (archives).

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

La saison se déroule à fond de train et on est tout près de la moitié, au moins 40 % des débarquements sont déjà arrivés, souligne M. Sheehan.

Un mois entre quatre murs

Des 48 travailleurs arrivés au pays le 15 mars, seuls 8 ont pu commencer le travail le 12 avril à l'usine.

Pour 38 d'entre eux, la détection de cas de COVID-19 tout juste avant leur entrée à l'usine a forcé un retour en quarantaine.

Deux autres travailleurs ont pour leur part passé un mois entier dans une chambre d'hôtel à Montréal.

Eux, il n'y avait pas eu de problème, sauf que les tests avaient été perdus ou brisés. Ils ont réussi à avoir les résultats et ils vont voyager de Montréal à ici, indique M. Sheehan.

Heureusement, aucun travailleur n'a dû être hospitalisé. Sur les deux personnes qui ont contracté le virus, une seule a ressenti des symptômes, selon M. Sheehan.

Il admet cependant que cette situation a entraîné des pertes importantes pour ces employés qui choisissent de travailler loin de leurs proches dans l'espoir d'obtenir un meilleur salaire.

Il y a quand même une certaine frustration, mais c'était plus de la déception de la perte de revenus et de tous les problèmes causés. Ils ne l'ont pas eu facile, mais je pense que tout le monde est heureux de pouvoir entrer au travail.

Une citation de :Bill Sheehan, vice-président marketing de E. Gagnon & Fils

Ils ont des revenus, mais c'est pratiquement pour se nourrir. Ce n'est pas avec ça qu'ils vont retourner de l'argent dans leurs pays respectifs, ce sont des revenus de subsistance, précise M. Sheehan.

Une aide gouvernementale espérée

La situation a également un impact sur les finances de l'entreprise.

Il y a un montant alloué par le gouvernement pour dédommager les frais de quarantaine, mais les deux qui sont dans une chambre d'hôtel à Montréal depuis le 15 mars, ce n'était pas prévu et les sommes versées par les gouvernements ne suffiront pas, souligne M. Sheehan.

Tous les frais engagés, les chambres d'hôtel... on va voir si on peut recevoir de l'aide pour ça, mentionne le vice-président marketing.

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