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Le vaccin contre la COVID-19 difficile d'accès dans un quartier plus à risque d’Ottawa

Des parents et des jeunes dans un parc.

Le quartier Emerald Woods arrive au deuxième rang pour ce qui est du taux d’infection dans la capitale fédérale.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Le quartier Emerald Woods, à Ottawa, fait partie des quartiers jugés à haut risque de transmission du coronavirus. Ses résidents de 50 ans et plus relevant des codes postaux commençant par K1T sont admissibles à la vaccination dans l’un des centres de la ville, mais certains citoyens sont toujours incapables de prendre rendez-vous.

Ce quartier, situé au sud de la rue Bank et du chemin Hunt Club, où vit Michael Brisson, arrive au deuxième rang pour ce qui est du taux d’infection dans la capitale fédérale.

M. Brisson n’est toujours pas vacciné contre la COVID-19, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé.

L’homme de 66 ans, qui ne possède pas d’ordinateur, a tenté d'appeler Santé publique Ottawa (SPO) la semaine dernière afin de prendre son rendez-vous. Après environ une heure d’attente au téléphone, il a abandonné.

Michael Brisson, devant la caméra, porte un masque.

Michael Brisson, résident du quartier Emerald Woods

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Je me suis rendu dans plusieurs pharmacies à proximité, mais elles n’offrent pas [la vaccination contre la COVID-19]. On me dit [d’aller] en ligne, mais je ne [peux] pas, explique M. Brisson.

Il n’a pas de voiture, donc, même s’il avait un rendez-vous, il devrait voyager une heure en autobus pour se rendre à la clinique de vaccination la plus proche.

Je n’ai pas de temps et c’est incommodant, lance-t-il.

La vaccination dans la mosquée du quartier

Selon l’Étude de quartiers d’Ottawa, 51 % des 5600 résidents du quartier Emerald Woods sont racialisés. Il s'agit principalement d'immigrants et de réfugiés.

Quelque 5 % des résidents ne parlent ni l’anglais ni le français. Le revenu annuel médian est inférieur à 25 000 $.

Un quart des habitants du quartier sont des parents seuls, dont beaucoup ont des enfants d’âge scolaire qui, actuellement, font l’école à la maison en raison de la pandémie.

SPO indique utiliser les données du recensement de quartiers afin d’améliorer l’accès à la vaccination pour les résidents touchés de manière disproportionnée par le virus.

Dans le cas d’Emerald Woods, SPO a sollicité l’aide de la mosquée du quartier, Masjid ar-Rahmah (Mosque of Mercy).

Le lieu de culte a déjà accueilli des séminaires virtuels avec des médecins afin de répondre aux questions et aux préoccupations des résidents. La mosquée est également, à l’heure actuelle, un centre de dépistage de la COVID-19.

Dans ce quartier sans centre communautaire, la mosquée deviendra un lieu de vaccination pendant le ramadan.

Hindia Mohamoud, directrice du Partenariat local pour l’immigration d’Ottawa (PLIO), estime que c’est le genre d’initiative qui portera ses fruits puisque les habitants des quartiers les plus touchés de la ville sont souvent moins susceptibles d’avoir le temps ou les ressources pour se faire vacciner.

L’accent mis sur les secteurs chauds n’entraîne pas nécessairement la vaccination des plus vulnérables, dit-elle. Nous devons leur apporter la vaccination.

Avec des informations de Judy Trinh

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