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Chirurgies : le privé pour combler les retards du CISSS de l’Outaouais

Un patient sur une table d'opération chirurgicale

En cette troisième vague, 80 % des chirurgies doivent être repoussées en Outaouais.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Forcé de repousser 150 chirurgies par semaine en raison de la fulgurante troisième vague de COVID-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais fait appel au secteur privé afin de combler ses retards et réaliser plus de 1600 opérations non urgentes.

Selon deux avis d’intention publiés à la mi-mars, le CISSS de l’Outaouais compte transférer un minimum de 804 chirurgies de spécialités différentes au Centre médical spécialisé Incognito MD, ainsi qu’un minimum de 839 chirurgies de spécialités différentes au Centre chirurgical de la Capitale Patricia Berbari (CCCPB), deux centres spécialisés en chirurgie esthétique de la région.

Ces ententes visent à récupérer les retards cumulés en raison de la COVID-19 et assurer un meilleur accès aux services médicaux pour la population de la région de l’Outaouais , expliquent les avis.

On a des retards dans nos listes de chirurgies qui viennent s’ajouter aux deux vagues précédentes. […] On est en train de regarder des possibilités pour permettre un rattrapage de ces retards, explique le docteur Nicolas Gillot, directeur des services professionnels et de la pertinence clinique au CISSS de l'Outaouais.

Des patients en attente de chirurgies non urgentes pourront donc être traités plus rapidement, selon le CISSS de l'Outaouais. Les interventions chirurgicales déplacées dans les salles d’opération privées traiteront des problèmes comme des hernies, des syndromes du tunnel carpien, ou encore des hémorroïdes. Il s’agit seulement de chirurgies d’un jour.

Gagnant pour le CISSS et pour les patients

Le CISSS de l'Outaouais précise que ces interventions seront réalisées par ses propres spécialistes, comme les chirurgiens et les anesthésistes, et selon ses propres règles. Certains employés des cliniques privées, comme des infirmières spécialisées, seront toutefois appelés à travailler lors de ces chirurgies.

On s’entend qu’on est dans un contexte de pénurie de personnel, donc une des stratégies, c’était d’utiliser les ressources que ces cliniques-là ont. […] Donc, éviter de prendre nos ressources humaines - infirmières spécialisées - pour les transférer dans ces cliniques-là, ajoute le docteur Gillot.

C’est gagnant pour nos équipes médicales et pour les patients, parce qu’on vient rajouter un nouveau plateau technique par rapport à ce qu’on est habitué.

Une citation de :Dr Nicolas Gillot, directeur des services professionnels et de la pertinence clinique au CISSS de l'Outaouais

Les deux centres médicaux privés ont été identifiés par le CISSS comme étant les seuls à pouvoir effectuer ces chirurgies. Les ententes ne sont toujours pas finalisées, mais selon les avis d’intention, celles-ci seraient d’une durée d’un an.

La façade et le stationnement du Centre médical spécialisé Incognito MD.

Le Centre médical spécialisé Incognito MD est situé sur le boulevard de l'Hôpital, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Le Centre médical Incognito MD est tenu de rendre disponible un minimum de quatre jours de salles d’opération par deux semaines, excluant les jours fériés.

Le CCCPB est quant à lui tenu de rendre disponibles neuf à dix jours de salles d’opération par mois, excluant les jours fériés.

Le façade et le stationnement du Centre chirurgical de la capitale Patricia Berbari.

Le Centre chirurgical de la capitale Patricia Berbari (CCCPB) est situé sur le boulevard de la Gappe, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Les deux établissements s’engagent également à prêter certains équipements et instruments, ainsi qu’à fournir certaines fournitures spécialisées.

Le CISSS n’a pas dévoilé la valeur des contrats attribués aux cliniques privées.

Le Dr Gillot n'a pas écarté la possibilité de faire appel au privé pour plus d’activités médicales à l’avenir si nécessaire.

Plus on va avoir accès à des plateaux techniques, plus on va prendre en charge nos patients, plus on va rattraper notre backlog généré par la pandémie.

Une citation de :Dr Nicolas Gillot, directeur des services professionnels et de la pertinence clinique au CISSS de l'Outaouais

C’est certain que si le résultat est satisfaisant et qu'on a un bon niveau de rattrapage de nos listes d’attente, il est possible qu’à l’avenir, on regarde si on aurait d’autres chirurgies qu’on pourrait faire dans ces milieux-là, a-t-il conclu.

80 % des chirurgies délestées

La directrice générale du CISSS de l’Outaouais a annoncé, mercredi, que toutes les chirurgies en Outaouais étaient dorénavant reportées, excepté les interventions urgentes. Cela signifie que 80 % des interventions doivent être repoussées dans la région actuellement, le double du taux de délestage de janvier.

En janvier, 1311 patients étaient en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an dans la région.

En septembre, ICI Ottawa-Gatineau rapportait que 1150 chirurgies non urgentes avaient été reportées depuis le début de la pandémie en Outaouais.

Avec des informations de Daniel Boily

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