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Trouver des moyens de favoriser les déplacements à pied en Abitibi-Témiscamingue

Passage piéton sur l'avenue Murdoch, à Rouyn-Noranda

Passage piéton sur l'avenue Murdoch, à Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Angie Landry

Quels sont les enjeux pour les piétons en Abitibi-Témiscamingue et comment peut-on favoriser les déplacements à pied? L’organisme Piétons Québec était de passage dans la région cette semaine pour faire le point.

Lors d’un forum jeudi matin, des représentants d’organisations et de municipalités ont mentionné le besoin de changer les mentalités concernant les déplacements à pied.

Par exemple, Ghislain Doyon, qui travaille au service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire à Amos, rapporte que les réactions étaient loin d’être toutes positives après l’installation de saillies de trottoir sur la 1re avenue.

Il y a un gros travail de sensibilisation qui doit être fait auprès des citoyens pour vendre davantage les bienfaits de ces aménagements-là, constate-t-il. C'est directement lié à la santé des citoyens.

La directrice de Piétons Québec Sandrine Cavana-Degani indique qu’il faut défaire la perception erronée selon laquelle le transport actif est une solution réservée aux grandes villes.

Alors qu’au contraire, le potentiel de déplacement à pied est encore plus grand dans les villes comme Rouyn-Noranda, par exemple, qu’à Montréal, parce que les distances à parcourir sont moins grandes [...] mais des fois, ce sont les aménagements qui manquent pour rendre le déplacement actif à pied intéressant et sécuritaire, souligne-t-elle.

Il y a cette opportunité là avec la pandémie de redécouvrir la marche et de créer des milieux de vie plus sécuritaires et plus favorables.

Une citation de :La directrice de Piétons Québec, Sandrine Cavana-Degani

Des infrastructures conçues et pensées pour les piétons

Afin d’encourager la population à marcher plutôt qu’à prendre son automobile, il ne suffit pas de changer les mentalités; Sandrine Cavana-Degani précise qu’il faut aussi fournir un environnement piétonnier sécuritaire et agréable.

Quand on parle des milieux qui sont moins urbains, souvent, l’enjeu, ce sont les routes où il y a une grande vitesse, que ce soit les chemins ou les routes numérotées. Ce sont des endroits qui sont dangereux pour les piétons et où il n’y a pas nécessairement d’espace prévu pour circuler en sécurité, observe-t-elle.

La sécurité des élèves piétons est souvent liée à ce manque d’infrastructures, comme le constate Kévin Lambert, conseiller pédagogique au Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda.

Au départ, ce sont des villages qui ont été construits, et, souvent, l'école est près de la grande route. Je pense à des écoles où il n’y a pas de trottoirs parce qu’il n’y a pas de trottoirs dans le village au complet, remarque-t-il.

Selon Kévin Lambert, davantage de concertation avec les municipalités permettrait de créer des aménagements facilitants pour les élèves à pied.

Peut-être d’augmenter l’infrastructure, ou faire des traverses de piétons où il n’y en a pas. D’essayer de voir avec eux si on peut améliorer l'infrastructure pour augmenter le sentiment de sécurité, suggère-t-il.

Pour Lysiane Morin, conseillère en loisirs chez Loisirs et Sports Abitibi-Témiscamingue, la marche fait partie intégrante de l’adoption de saines habitudes de vie.

Plus les endroits sont sécuritaires dans nos municipalités, plus les gens sont à l’aise pour circuler à pied, plus les gens sont actifs, et c’est ce que l’on souhaite, conclut-elle.

Trois activités en ligne ont eu lieu au cours de la semaine : une soirée de discussion avec les citoyens mardi, une soirée-causerie avec les élus mercredi, et un forum pour les acteurs locaux jeudi.

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