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La 3e vague de COVID-19 affecte lourdement les blocs opératoires bas-laurentiens

Du personnel médical pratiquant en bloc opératoire.

Le volume d'activités chirurgicales a diminué de 70% par rapport au volume habituel dans les hôpitaux de Rimouski et de Rivière-du-Loup. (archives)

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

La bataille contre la troisième vague de COVID-19 a eu un impact bien réel sur les activités dans les blocs opératoires du Bas-Saint-Laurent. Dans les trois dernières semaines, les activités chirurgicales ont été réduites de 70 % par rapport au volume habituel dans les hôpitaux de Rimouski et Rivière-du-Loup.

Le président-directeur général adjoint du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, le docteur Jean-Christophe Carvalho, avait mentionné, il y a quelques semaines, que le passage au niveau d'alerte rouge de la région entraînerait un délestage pouvant aller de 50 à 70 %.

Le scénario le plus pessimiste semble donc se réaliser. Cinq personnes sont présentement hospitalisées pour des symptômes de la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent, dont une aux soins intensifs.

Le niveau de délestage dans lequel on est entrés actuellement, il est réfléchi pour être capable de couvrir les urgences, dont les urgences vitales et les semi-urgences, principalement pour les cas de cancer, soutient le docteur Carvalho.

Le stationnement et une partie du bâtiment de l'hôpital de Rimouski.

Si la situation demeure stable dans les prochains jours au Bas-Saint-Laurent, des chirurgies devraient reprendre graduellement dans les hôpitaux de Rivière-du-Loup et de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Il ajoute toutefois que si la tendance se maintient et demeure stable, ou même légèrement à la baisse dans les jours à venir, les activités pourraient reprendre dans les blocs opératoires à Rivière-du-Loup, puis à Rimouski.

Ça va nous donner plus de marge de manœuvre, ce qui va nous permettre d'encore mieux couvrir tout ce qui est semi-urgent et, probablement, de reprendre certaines chirurgies non urgentes, explique-t-il à ce sujet.

Le docteur Carvalho affirme aussi que le Bas-Saint-Laurent pourrait être appelé à soutenir le milieu hospitalier de la région de Chaudière-Appalaches, si la situation continue de s'y détériorer dans cette région.

Le virus en progression dans La Mitis

Après avoir frappé durement l'ouest du territoire du Bas-Saint-Laurent, c'est la MRC de La Mitis qui connaît maintenant une augmentation plus rapide du nombre de nouvelles infections sur son territoire.

Dix nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés jeudi dans la MRC. Ces derniers s'ajoutent à ceux recensés dans les derniers jours pour atteindre une somme de 52 nouveaux cas en un peu plus d'une semaine.

L'augmentation est rapide pour ce secteur qui compte un total de 141 cas déclarés depuis le début de la pandémie.

L'extérieur de l'école secondaire du Mistral de Mont-Joli.

Une éclosion touche quatre élèves et un enseignant à l'école secondaire du Mistral, à Mont-Joli.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Des éclosions se sont par ailleurs déclarées dans les écoles Lévesque, à Saint-Donat, et du Mistral, à Mont-Joli dans les derniers jours.

Une autre éclosion touche la résidence à assistance continue (RAC) Jumelé Mitis de Mont-Joli, où 11 travailleurs et huit usagers ont contracté la COVID-19.

Le maire de Mont-Joli, Martin Soucy, rappelle que le virus peut frapper n'importe quel citoyen, peu importe son âge, et que les cas recensés dans les écoles en sont la preuve.

Devant les circonstances, il faut relever la garde. Il faut respecter les consignes sanitaires.

Une citation de :Martin Soucy, maire de Mont-Joli

Dix nouveaux cas aujourd'hui, bien ils nous donnent le signal que c'est peut-être il y a une semaine ou deux qu'on a peut-être baissé un peu la garde, estime le maire.

Avec les informations de Denis Leduc

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