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Saguenay paiera 3,5 M$ de plus pour la rénovation de l'aérogare de Bagotville

Façade de l'aéroport de Bagotville.

La rénovation de l'aéroport de Bagotville coûtera plus cher que prévu.

Photo : Lynda Paradis

Malgré un dépassement de coût d’environ 3,5 millions de dollars, le projet de réaménagement de l’aéroport de Bagotville ira de l’avant. Les élus de Saguenay ont majoritairement voté en faveur de l’adoption d’une résolution donnant le feu vert aux travaux.

Lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal tenue par vidéoconférence jeudi, une assemblée qui ne portait que sur ce point, la mairesse Josée Néron a procédé à la lecture de sa résolution concernant la rénovation de l'aéroport. Elle a fait savoir que la soumission la plus basse reçue en marge de l'appel d'offres a été déposée par la firme régionale Cergerco. Le montant atteint 21,8 millions de dollars (net et avant taxes). Des frais connexes estimés à 2,3 millions de dollars s’ajoutent aussi, pour un montant global de 24 millions de dollars.

Le règlement d’emprunt voté initialement par les élus était de 20,5 millions de dollars. Trois élus ont donc refusé d’entériner la résolution de Josée Néron : Julie Dufour, Kevin Armstrong et Michel Potvin. Les 12 autres conseillers ont voté pour.

Michel Potvin, qui préside le comité des finances et qui s’est dissocié du parti de la mairesse (l'Équipe du renouveau démocratique) il y a quelque mois, a émis des réserves en ce qui a trait au dépassement, que Josée Néron a justifié par le fait que l’appel d’offres date de 2019.

La Ville recevra 6,3 millions de dollars en subvention de la part du gouvernement du Québec. Promotion Saguenay verse 2  millions en redevances pour l’installation des installations aéroportuaires.

L’élément qui me dérange le plus, c’est le dépassement de coût et dans l’explication du 2 millions $ qui vient de Promotion Saguenay, c’est sûr que dans le bout où j’étais le plus présent, en théorie, les 2 millions $ devaient servir pour le tarmac. Je tiens à soulever ce point parce que si on a à rénover le tarmac, il va falloir emprunter , s’est inquiété Michel Potvin, ex-président de l'organisme de développement économique.

Josée Néron avait une version contraire. Le montant de 2 millions qu’on reçoit de la part de Promotion Saguenay n’a jamais été réservé pour le tarmac. Il a été réservé pour la rénovation de l’aéroport. Je peux vous le confirmer et le directeur général de Promotion Saguenay me l’a confirmé , a-t-elle rétorqué.

Michel Potvin craint aussi l’annulation possible du contrat en raison de dépassements de coûts et s’est interrogé quant aux poursuites pouvant être dirigées par Cegerco à l’endroit de la Ville, le cas échéant.

La greffière, Caroline Dion, a précisé que la Loi des cités et villes permet de ne pas adjuger un contrat parce que le prix est au-delà de ce qui avait été estimé. Ceci dit, si le processus d’appel d’offres est annulé, puis relancé, oui, il y a possibilité pour Cegerco de poursuivre . Caroline Dion a indiqué qu’il existe des dizaines de cas de jurisprudence en la matière.

L’adoption de la résolution fait en sorte que la Ville n’aura pas à reprendre le processus d’appel d’offres et pourra aller de l’avant avec les travaux.

Saguenay doit donc injecter 15,7 millions de dollars, un montant net excluant les taxes, pour réaliser l’ensemble du projet qualifié par Josée Néron de moderne et adapté au besoin des activités aéroportuaires.

Contre les assemblées du conseil seulement à Jonquière

Dans un autre ordre d’idées, le conseiller de Chicoutimi-Nord Marc Pettersen a profité de la séance pour critiquer le fait que les réunions du conseil se tiennent uniquement à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, en raison de la pandémie de COVID-19. Il aimerait qu’il y ait une rotation et que le Théâtre Banque Nationale et le Théâtre du Palais municipal de La Baie puissent être utilisés. Ces salles étant administrées par Diffusion Saguenay, leur utilisation engendre des coûts.

Je trouve ça aberrant. J’aime Jonquière. Je me suis présentée là au fédéral et j’ai manqué gagner. Mais à un moment donné, il faudrait que ça continue de tourner et qu’on puisse dire : "on ne peut pas aller là parce que Diffusion Saguenay nous charge trop cher". Diffusion Saguenay, ça nous appartient. Il y a toujours bien un bout , a-t-il dénoncé.

Josée Néron a rappelé au conseiller que la décision de tenir les assemblées à Jonquière pendant la pandémie a fait consensus chez les élus.

Il a été décidé que nous étions une grande ville et qu’on était tous là pour sauver le maximum de coûts. Il y a des frais à encourir pour ouvrir une salle de Diffusion Saguenay. C’est la salle (Pierrette-Gaudreault) la mieux adaptée pour les conseils par rapport au son, par rapport au fait que la population a l’espace nécessaire , a tranché la mairesse.

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