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COVID-19 à Iqaluit : les autorités sanitaires soupçonnent une transmission communautaire

La personne atteinte travaille pour la compagnie aérienne Canadian North.

Un passant porte un masque dans une rue d'Iqaluit.

Les autorités sanitaires du Nunavut ont annoncé mercredi soir un tout premier cas d'infection au virus qui cause la COVID-19 à Iqaluit.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

La santé publique du Nunavut croit que le cas positif de COVID-19 à Iqaluit, une personne travaillant pour le transporteur aérien Canadian North, a contracté le virus alors qu’elle se trouvait dans la capitale territoriale.

En point de presse, jeudi, le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, a indiqué que la personne atteinte, dont le sexe reste confidentiel, est un travailleur essentiel qui est entré au territoire il y a environ 16 jours. Ses premiers symptômes sont apparus il y a approximativement 2 jours.

Compte tenu de ce délai [entre le retour au territoire et l'apparition des symptômes], il est possible que cette personne ait contracté la COVID-19 à Iqaluit, a affirmé le Dr Patterson.

Une équipe médicale étudie ses contacts pour établir la liste des personnes exposées au virus. En date de mercredi soir, elle a retrouvé plus d’une dizaine de personnes à Iqaluit ayant été en contact avec la personne infectée.

Jeudi matin, la compagnie aérienne Canadian North a confirmé dans un communiqué de presse que le cas positif était celui d'une personne qu'elle employait. Le Dr Patterson n’a pas été en mesure de confirmer si cette personne avait respecté les règles d’isolement auxquelles doivent se plier les travailleurs essentiels.

Pendant les 14 jours suivant leur arrivée au Nunavut, ces derniers sont notamment tenus de porter un masque en tout temps, de se rendre uniquement sur leur lieu de travail et d’effectuer un suivi sur leur état de santé auprès de leur employeur.

Un avion de la compagnie Canadian North à l'aéroport d'Iqaluit.

La personne atteinte travaille pour la compagnie Canadian North et n'a pas eu à s'isoler dans un centre de quarantaine du sud du pays, puisqu'il s'agit d'un travailleur essentiel.

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

Variant à confirmer, mais faux positif très peu probable

Les autorités sanitaires attendent de recevoir les résultats d’analyses d’un laboratoire du sud du Canada d’ici la semaine prochaine pour déterminer si la personne infectée est atteinte d’un variant du coronavirus à l'origine de la COVID-19.

Questionné en point de presse quant à la probabilité que le cas soit un faux positif, comme cela à déjà été le cas dans le passé, le médecin hygiéniste a confirmé que cela était très peu probable, notamment parce que la personne a des symptômes similaires à ceux de la COVID-19.

Avant même que le laboratoire [d’analyses] communique avec moi, les écouvillons avaient été analysés à deux reprises, a-t-il ajouté. Depuis, ils ont été analysés sur deux instruments [de dépistage] et ils sont toujours positifs.

Une main tenant un écouvillon.

Une technicienne de laboratoire effectue une analyse à l'aide d'un appareil BioFire.

Photo : CBC / Travis Burke

Une situation différente

Le médecin hygiéniste en chef a admis que les possibilités de transmission sont plus grandes à Iqaluit que dans des communautés comme Arviat et Whale Cove, touchées au courant de l’automne. Il a toutefois assuré que la situation serait différente cette fois-ci en raison des plus grandes ressources médicales disponibles dans la capitale territoriale.

Depuis jeudi matin, les restrictions sanitaires ont été resserrées à Iqaluit. Entre autres, les cours se font désormais à distance pour les élèves, les rassemblements extérieurs sont limités à cinq personnes, et le port du masque est obligatoire.

Nous traversons cette pandémie depuis environ un an, alors le personnel des écoles a eu suffisamment de temps pour se préparer à ce type d’incident, a soutenu le premier ministre, Joe Savikataaq.

Les audiences publiques de la Commission du Nunavut chargée de l’examen des répercussions (CNER) concernant le projet d’expansion de la mine Mary River ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Jointe par courriel, la CNER a dit que les participants venus de l’extérieur d’Iqaluit et logeant dans un hôtel ont été priés de s’isoler dans leur chambre.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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