•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La popularité du chef conservateur Erin O'Toole en baisse en Alberta

Erin O'Toole.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O'Toole.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Un nouveau sondage montre que la popularité du chef du Parti conservateur du Canada est en baisse en Alberta, comparativement aux autres chefs de parti fédéraux.

Même si le Parti conservateur du Canada jouit toujours d'une avance considérable parmi les électeurs albertains, le soutien s'est érodé depuis les dernières élections fédérales, selon un nouveau sondage de Janet Brown Opinion Research, commandé par CBC.

Lorsqu'on a demandé aux Albertains de classer leurs impressions des dirigeants fédéraux sur une échelle de 0 à 10, Erin O'Toole a obtenu le résultat le plus bas des trois principaux chefs de parti.

Seulement 11 % des répondants ont dit qu'ils étaient très impressionnés par Erin O'Toole, alors que 16 % ont dit la même chose du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, et 17 %, pour le chef libéral Justin Trudeau.

L'une des choses les plus surprenantes du sondage est de voir à quel point les résultats d'Erin O'Toole sont faibles, dit Janet Brown, qui a fait le sondage.

C'est l'Alberta. C'est le bastion du soutien conservateur. Et il doit être décourageant pour les conservateurs et pour Erin O'Toole de voir qu'il ne fait pas vraiment bonne impression ici.

En tout, 45 % des Albertains se disent moyennement impressionnés par Erin O'Toole. Parallèlement, 35 % d'entre eux se considèrent comme peu impressionnés par le chef conservateur, comparativement à 41 % pour Jagmeet Singh, et à 54 % pour Justin Trudeau.

C’est certain qu’il vaut mieux avoir des résultats moyens que des scores négatifs, estime Janet Brown. Mais des élections pourraient être déclenchées à tout moment et, pour un chef, avoir une si faible bonne impression dans le public doit être préoccupant.

Les analystes précisent que les conservateurs ont quand même de la popularité à revendre en Alberta et qu'Erin O'Toole doit plus s'inquiéter de sa popularité dans d'autres régions du pays.

Le sondage met néanmoins en évidence une faiblesse du chef conservateur dans ce qui a traditionnellement été un bastion pour son parti.

Dans l'ensemble, le sondage révèle que les Albertains préfèrent toujours le Parti conservateur dans leurs intentions de vote, mais le soutien au parti a diminué depuis les élections de 2019.

Si des élections étaient déclenchées aujourd’hui, 53 % des Albertains qui ont fait leur choix voteraient pour les conservateurs, alors que 69 % de la population a voté pour le parti lors des dernières élections.

Duane Bratt, qui enseigne les sciences politiques à l'Université Mount Royal, croit que le déclin du soutien des conservateurs ouvre la voie aux libéraux, qui pourraient obtenir un siège ou deux dans les grandes villes de l'Alberta.

Compte tenu de l'hostilité que le gouvernement provincial a parfois exprimée envers le gouvernement Trudeau, s'ils pouvaient gagner un siège à Calgary ou un siège à Edmonton, ce serait intéressant, dit-il.

Les libéraux n’ont obtenu aucun siège en Alberta lors des dernières élections. Les conservateurs ont remporté 33 des 34 sièges de la province, et le NPD est allé chercher un siège dans la circonscription d'Edmonton-Strathcona.

Méthodologie 

Le sondage commandé par CBC a été réalisé entre le 15 mars et le 10 avril 2021 auprès de 1200 Albertains. Les répondants ont été contactés par téléphone et invités à répondre de vive voix ou par un questionnaire en ligne. L’échantillon est aléatoire et représentatif de l’âge, du sexe et de la région de la population albertaine. La marge d'erreur est de 2,8 %, 19 fois sur 20, pour les résultats à l'échelle de la province. La marge d'erreur est plus élevée pour les sous-regroupements.

Duane Bratt avoue qu'il est surpris par le niveau d'enthousiasme moyen pour Erin O'Toole exprimé dans le sondage, mais il croit que, dans l'ensemble, les conservateurs semblent toujours avoir une forte emprise sur l'Alberta.

Il doit aller chercher des sièges dans la banlieue de Toronto. Il doit gagner des sièges au Québec. Il doit gagner des sièges dans la banlieue de Vancouver. Il n'a pas besoin de gagner des sièges en Alberta, conclut Duane Bratt.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !