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Le protocole de tests de la qualité de l’air à l'école sera modifié à l’avenir

François Legault maintient sa confiance dans son ministre de l'Éducation Jean-François Roberge.

Jean-François Roberge, debout, parle au milieu des députés. Derrière lui, François Legault l'observe.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, lors d'une période de questions au Salon bleu.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La façon de mesurer les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans les classes sera revue dès l'année prochaine, a annoncé le gouvernement du Québec jeudi.

L'an prochain, on va refaire des tests encore, et on fera des tests qui seront améliorés, parce qu'on va tenir compte des critiques, a déclaré le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge.

Je suis tout à fait ouvert à le bonifier pour une année qui vient, a-t-il ajouté. Je ne dirais pas que le protocole de tests est parfait.

Le ministre était pressé de questions par les partis d'opposition et les médias, à la suite d'une enquête de Radio-Canada qui révélait de nombreuses irrégularités dans les tests de qualité de l'air, ce qui a eu pour effet de tirer les résultats vers le bas.

Non seulement on a appris que le protocole était tout croche, il y a quelques semaines, qu'il n'avait pas été validé par la santé publique ou par l'INSPQ, mais là, on apprend, en plus, que le protocole, aussi critiquable soit-il, n'est pas appliqué avec rigueur, qu'il est truffé d'irrégularités, a déploré le porte-parole du Parti québécois en matière de Santé, Joël Arseneau.

« Les centres de services scolaires ont ouvert les fenêtres très longtemps pour, probablement, donner bonne figure au ministre de l'Éducation qui n'arrête pas de dire : "tout va bien". »

— Une citation de  Marwah Rizqy, porte-parole libérale en matière d'éducation

De son côté, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) parle d'un fiasco et pense qu'il a été orchestré dès le départ pour sauver la face du ministre de l'Éducation ou par une indifférence totale des centres de services scolaires à l'endroit du personnel de l'éducation et des élèves.

« Il n’y a aucun incitatif pour embellir la situation. »

— Une citation de  Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Le ministre affirme qu'il est habituel au Québec d'ouvrir une ou deux fenêtres pendant l'hiver, durant la classe, même si certains centres de services scolaires ne l'ont pas fait.

Il ne voit donc pas d'irrégularités dans le fait que, dans la moitié des cas, l'ensemble des mesures aient été faites fenêtres ouvertes et en présence des élèves.

Le ministre a toutefois admis avoir été interpellé par certaines irrégularités rapportées par Radio-Canada, mais qu'il est déjà prévu que ces données ne soient pas considérées dans le portrait global de la situation, qui sera rendu public ultérieurement.

Roberge garde la confiance de Legault

Est-ce que le premier ministre a agi pour que nos enfants respirent de la bonne air dans nos écoles? Non. Il couvre la négligence de son ministre, a déclaré la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé

Pour sa part, la cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, considère que le ministre Roberge n'est plus l'homme de la situation depuis qu'il a déclaré que les protocoles avaient été validés par la santé publique, ce qui n'était pas exact.

Lors d'un point de presse, le premier ministre a affirmé que les parents et les enseignants pouvaient continuer à faire confiance à la gestion du ministre.

Jean-François Roberge gardera-t-il le portefeuille de l'Éducation jusqu'à la fin du mandat en 2022? Pour l'instant, je ne prévois aucun remaniement d'ici la fin du mandat, a répondu François Legault.

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