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Lutte à deux à la chefferie du Parti conservateur du Québec

Photos de Daniel Brisson et Éric Duhaime

Daniel Brisson et Éric Duhaime sont candidats à la chefferie du Parti conservateur du Québec.

Photo : Radio-Canada

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) a le vent dans les voiles. L’élection d’un nouveau chef samedi sera l'aboutissement d’un duel entre les candidats Éric Duhaime et Daniel Brisson. Une campagne de six mois 100 % virtuelle, qui a mené à une explosion du nombre de membres du parti.

On est parti en bas de 700 membres et aujourd'hui, des membres votants on en a 13 000, lance le président du comité d’organisation pour l’élection du chef du PCQ. Benoit Larocque avoue avoir été étonné par cet enthousiasme soudain de la population, alors que la campagne s’annonçait difficile vu les contraintes imposées par la pandémie.

Le parti se targue d’avoir maintenant plus de membres que la Coalition Avenir Québec en janvier 2017, la dernière fois qu’elle a voulu rendre ce chiffre public. La CAQ qui allait, en octobre 2018, former le nouveau gouvernement comptait 11 500 membres.

On a un candidat médiatisé, mais on a quand même deux excellents candidats. Les deux ont apporté de l'eau au moulin au nombre de membres, précise le président qui a le devoir de rester neutre.

Qu'est-ce qui explique cet engouement?

Les deux candidats s’entendent pour dire que c’est l’absence d’opposition à l’Assemblée nationale qui justifie ce nouvel intérêt pour le parti de droite.

C'est quatre partis qui sont pareils au gouvernement actuellement et l'opposition ne défend pas les gens. [...] Les gens sont à la recherche d'une autre option et le Parti conservateur s'est imposé comme cette option-ci, dit Daniel Brisson.

« Les quatre partis, on a l'impression qu'ils font tous partie de la même coalition en faveur de mesures sanitaires abusives et arbitraires. Il n'y a personne qui remet en cause ce que le gouvernement fait. »

— Une citation de  Éric Duhaime

Si la population s’est tournée vers le Parti conservateur du Québec, c’est pour qu’il défende leurs droits et libertés individuelles, dit-il.

Beaucoup de gens qui étaient dans d'autres partis politiques et qui se définissent même comme des gens plus à gauche ont joint le parti conservateur pour ces raisons-là. Un point de vue que partage celui qui organise l'élection du nouveau chef.

« Ils se sont rendu compte que les partis traditionnels pensent de façon traditionnelle et que le Parti conservateur pense différemment. »

— Une citation de  Bernard Larocque, président du comité d’organisation pour l’élection du chef du PCQ

D’adéquistes à conservateurs

Les deux candidats ont frayé avec l’Action Démocration du Québec (ADQ) dans les années 2000, mais ne se sont pas côtoyés personnellement.

Le chroniqueur et animateur Éric Duhaime a notamment été conseiller politique du chef de l’ADQ de 2003 à 2005. Il a aussi cofondé le Réseau Liberté-Québec en 2010, une organisation sans but lucratif qui visait à rallier la droite au Québec.

Les deux organisateurs Josée Turmel et Éric Duhaime lors de la marche à Québec.

Éric Duhaime lors d'une marche contre le port du masque à l'école en août 2020.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

J'ai appelé des centaines d'anciens militants du Réseau Liberté-Québec et des anciens de l'ADQ que je connaissais. [...] C'est sûr que ces gens-là ont spontanément adhéré au Parti conservateur du Québec, raconte-t-il.

Même s’il reconnaît être moins vedette que son adversaire, Daniel Brisson estime que ses appuis sont nombreux et que son expérience fait de lui un candidat sérieux, prêt à devenir un jour premier ministre du Québec.

Plan rapproché di visage de Daniel Brisson enn 2017.

Daniel Brisson, candidat de l'Alliance citoyenne de Québec à la mairie de Québec en 2017 en 2017.

Photo : Facebook

L’informaticien de métier n’en est pas à sa première campagne électorale. Il était candidat lors de la dernière course à la chefferie du parti, il s’est aussi présenté à la mairie de Québec contre Régis Labeaume en 2017 et comme candidat pour le Parti populaire de Maxime Bernier en 2019, pour ne nommer que ces candidatures.

« Maturité et expérience, je suis là pour proposer des solutions, pas seulement pour chialer. »

— Une citation de  Daniel Brisson

Une campagne virtuelle

COVID oblige, les deux candidats ont dû avoir recours à la technologie pour faire connaître leurs idées. Ils ont multiplié les rencontres virtuelles chacun de leur côté et se sont affrontés lors de deux débats organisés par le parti.

La méthode de votation aussi a dû se mettre en mode pandémie.

Au niveau opérationnel, on s'est ajusté. On permet aux gens de voter par la poste et aussi par Internet, ce qui représente un défi au niveau structurel, mais ça se passe très bien, souligne le président du comité d’organisation pour l’élection du chef du PCQ.

Le vote par la poste a commencé au début du mois d’avril, les bulletins doivent être reçus avant le 16 à 16 h 30 pour être compilés, tandis que le vote par Internet est possible jusqu’au 17 à 15 h. Le nom du vainqueur sera dévoilé le 17 avril à 17 h.

Techniquement, je pourrais vous dire que la COVID n'a pas aidé à l'organisation d'une campagne, mais en même temps la COVID a fait comprendre aux gens qu'on était différent des autres partis. Je ne crois pas que s'il n'y avait pas eu la COVID on serait aussi fort, ça a permis aux gens de nous connaître, conclut Benoit Larocque.

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