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Les sports adaptent leur pratique à l’extérieur

De plus en plus de disciplines organisent des classes en plein air pour poursuivre leurs activités.

Un instructeur donne des consignes à ses adeptes de Cross-Fit.

L'entraîneur Cédric Lapointe donne ses instructions à des élèves qui suivent le cours dans un stationnement en raison des restrictions sanitaires.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Alors que les restrictions sanitaires sont plus grandes que jamais depuis le début de la pandémie, différents sports s’adaptent à la situation. Avec l’arrivée du beau temps, des clubs sortent de leurs locaux, où les cours ne peuvent plus avoir lieu, afin que les membres poursuivent leurs activités.

Au club de Crossfit 819, à Gatineau, les classes se déroulent maintenant dans le stationnement, en tout temps.

Les entraîneurs sortent les appareils et le matériel nécessaire chaque jour pour permettre aux athlètes en herbe de vivre une expérience la plus normale possible.

Nos matelas sont à quatre ou cinq mètres de distance, ce qui fait qu’on peut avoir un groupe de huit personnes qui peuvent s’entraîner sans masque. C’est presque comme des entraînements individuels, finalement.

Une citation de :Cédric Lapointe, gérant Crossfit 819
Un homme prend la pose dans un stationnement.

Cédric Lapointe est le gérant du Club Cross-Fit 819 dans le secteur de Hull, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Les responsables du club ont rapidement fait preuve d’imagination après le retour de l’Outaouais en zone rouge.

C'est sûr qu’on est peu limité. On n'a pas de barres à pull-up, on ne peut pas marcher sur les mains ou utiliser de grands espaces pour des fentes, c’est pas possible. Mais on peut courir et utiliser les machines, tant qu’on porte le masque et qu’on respecte les mesures de distanciation, ajoute Cédric Lapointe, qui est aussi sur le circuit mondial de Crossfit.

Des poids sont alignés dans un stationnement.

L'équipement est sorti tous les jours par les entraîneurs pour les cours extérieurs.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Certains sports d’autodéfense ont adopté une approche semblable. Le centre d'entraînement Beaudoin a choisi de déplacer les cours de jeunes à l’extérieur, alors que les adultes poursuivent leurs activités en virtuel. C’est une autre façon de faire du karaté.

Les enfants n’ont pas la possibilité de voir leurs mouvements dans le miroir. Le fait qu’on soit en espadrilles au lieu d’être nu-pieds sur un tatami, c’est pas pareil aussi. Ça demande aussi plus de concentration pour les jeunes. Mais ils prennent de l’air, et c’est mieux que d’être sur Zoom, décrit le Sensei, Denis Beaudoin.

Pour lui, le port du masque lors des cours de groupe demeure tout de même un enjeu.

Un entraîneur les deux pouces dans les airs derrière cinq jeunes qui viennent de recevoir un diplôme.

L'entraîneur de karaté, Denis Beaudoin, (à l'arrière sur la photo) donne maintenant des cours à l'extérieur pour ses jeunes membres.

Photo : Gracieuseté de Denis Beaudoin

C’est difficile pour la respiration et avec la chaleur et l’humidité. Ce n’est pas évident. Il faut prendre des pauses plus fréquemment et on doit diminuer l’intensité de l'entraînement.

Une citation de :Sensei Denis Beaudoin, Centre d'entraînement Beaudoin

Le responsable du sport-études karaté ne comprend pas non plus que les jeunes élèves du programme ne puissent pas suivre de cours à l’école en ce moment, alors que les mêmes élèves peuvent se présenter dans ses classes extérieures, le soir venu.

C’est quoi la différence à 18 h, le soir, ou l’après-midi avec le groupe de sport-études? Je sais pas, mais il paraît qu'il y a une différence, rigole l’entraîneur bien connu.

Les sports extérieurs s’adaptent aussi

Tous les sports extérieurs qui ne peuvent pas garantir la distanciation physique en tout temps doivent maintenant composer avec le port du couvre-visage, comme le baseball, le football ou le soccer.

L’Association de soccer de Gatineau (ASG) a lancé ses activités estivales cette semaine. À la grande surprise du directeur technique, Slava Ursu, l’imposition du masque pour les jeunes joueurs n’a pas été un problème.

Un jeune joueur de soccer court avec un masque sur le visage.

Les joueurs de l'Association de soccer de Gatineau doivent porter le masque lors de leurs entraînements jusqu'à nouvel ordre.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Je pensais qu’ils allaient réagir autrement, mais ils sont très contents. Ils portent tous le masque sans rechigner.

Une citation de :Slava Ursu, directeur technique de l'ASG

L’ASG permet aux joueurs qui ne sont pas à l’aise avec le masque de ne pas participer aux entraînements. Pourtant, aucun joueur ne s’est désisté.

Au soccer aussi, les entraînements devront être adaptés au cours des prochaines semaines.

Plusieurs jeunes joueurs de soccer attendent sur une ligne le commencement d'un exercice avec un couvre-visage.

Le couvre-visage fera partie du quotidien des jeunes athlètes pendant un certain temps.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

On va beaucoup travailler avec le ballon et moins faire courir les jeunes. Les pauses seront plus longues aussi pour récupérer et la durée des entraînements sera beaucoup plus courte, 30 ou 45 minutes, précise Slava Ursu.

Visiblement, ce n’est pas dans le sport organisé que la santé publique trouvera des problèmes au niveau du respect des mesures sanitaires. Mais lors de notre passage au terrain de soccer de la Polyvalente Le Carrefour, une quinzaine de jeunes s’amusaient sur un terrain de volleyball, sans masque, sans distanciation, en se tapant allègrement dans les mains après chaque point.

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