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Rupture de service en obstétrique à Ville-Marie dès le 29 avril

L'hôpital de Ville-Marie.

L'hôpital de Ville-Marie (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le département d’obstétrique à l'hôpital de Ville-Marie fermera ses portes à compter du 29 avril pour une durée d’au moins quatre semaines.

Les femmes du Témiscamingue devront accoucher dans d’autres municipalités, notamment Rouyn-Noranda.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) a toutefois pris la décision de maintenir les opérations non urgentes à Ville-Marie pour l’instant.

Caroline Roy affirme que son organisation se prépare d’ailleurs à faire face à une pénurie de personnel un peu partout dans la région.

On évalue actuellement l'impact, à partir du moment où on diminue d'une certaine façon une activité, quel est le gain réel en ressources infirmières qu'on pourrait avoir pour alimenter des services plus essentiels. On se prépare à être capable de faire face à différentes situations de pénurie, et effectivement ce n'est pas exclu que, dans les prochains jours ou prochaines semaines, on doive annoncer, malheureusement, différentes mesures, dans l'un ou l'autre des territoires, toujours de façon temporaire, de courte durée je l'espère, pour faire face à cette pénurie-là, explique-t-elle.

La présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy, confirme toutefois que toutes les chirurgies non urgentes sont annulées à Rouyn-Noranda pour une période d’au moins quatre semaines à compter du 19 avril.

Les récents changements apportés par le gouvernement pour encadrer davantage le recours au personnel d’agences de placement a fait en sorte que plusieurs infirmières ont décidé de ne plus pratiquer dans la région.

Caroline Roy estime qu’il faut effectivement diminuer le recours à ce type de main-d’œuvre, mais il doit y avoir une période de transition.

Il faut qu'il y ait des solutions qui nous permettent, dans les prochaines semaines, et j'oserais dire même les prochains jours, à être capables de maintenir nos services dans la région, au sein de notre organisation. On le voit, des décisions comme ça de diminution de services importante ou de fermeture temporaire de services, ce n'est pas une solution qui est durable, ce n'est pas ce qu'on souhaite dans notre région. Il faut s'assurer qu'on ait des solutions pour ramener les services essentiels à notre population, fait-elle valoir.

La FIQ inquiète

Le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue met en garde que le délestage annoncé par le CISSS-AT jeudi est qu’une infime partie de ce qui attend la région en ce qui concerne la diminution des services.

Le syndicat affilié à la FIQ dit craindre pour la sécurité de la population alors qu’il constate que les professionnels de la santé quittent le réseau.

Le syndicat demande au gouvernement de la CAQ et à son ministre régional, Pierre Dufour, de cesser de faire du déni en lien avec la situation dans le réseau de la santé en Abitibi-Témiscamingue.

Il réclame également des mesures pour attirer et retenir le personnel en soins.

Selon la FIQ, la période estivale et le début des vacances dès le mois de mai pourraient occasionner d’autres annonces de délestage.

- Avec la collaboration de Tanya Neveu

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