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Une cinquantaine de policiers de Gatineau en isolement préventif

L'écusson du Service de police de la Ville de Gatineau sur l'uniforme d'un policier.

Les isolements sont dus à la contamination communautaire et non à des interventions policières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) compte une cinquantaine de membres en isolement préventif en raison de la COVID-19. Le corps policier assure toutefois qu’il a les ressources nécessaires pour assurer la sécurité de la population.

Mercredi, 56 policiers se retrouvaient dans cette situation, principalement en raison des risques de contamination communautaire, dans les écoles par exemple. Ce nombre fluctue quotidiennement, selon Luc Beaudoin, le directeur du SPVG. Il ne connaissait pas le nombre exact de ses effectifs contaminés par le virus.

La majorité des isolements ne font pas suite à des interventions policières, c’est vraiment de la contamination communautaire, comme un enfant retiré de l’école ou de la garderie, précise M. Beaudoin. On fait de la réorganisation du travail pour s’assurer de répondre à nos obligations opérationnelles.

Parmi les mesures mises en place, le directeur du SPVG cite comme solutions le maintien en plus grand nombre de policiers temporaires en devoir et le recours aux heures supplémentaires.

Cette dernière option a parfois des conséquences sur le bien-être des policiers, notamment en raison du stress que peut engendrer une plus grande exposition.

On ne veut pas ramener ça à la maison, on ne veut pas non plus donner ça à un collègue de travail, indique Steve Spooner, président de la Fraternité des policiers et policières de Gatineau. Ça prend une grosse gymnastique pour aller chercher son monde quand on a moins de personnes disponibles pour faire le travail.

Le moral des officiers est aussi influencé par les mesures mises en place pour diminuer leurs risques d’exposition. Le travail en solo est désormais préconisé contrairement à celui en duo, qui était davantage la norme avant le début de la pandémie.

De ne plus pouvoir discuter dans le véhicule et d’échanger, on se retrouve encore plus isolés. On n’a plus de rassemblement en début de relève, donc ça devient difficile, par moment, d’évacuer le stress et ce qu’on vit au quotidien, avoue M. Spooner.

Les mesures mises en place par le SPVG auront un impact sur son budget d’exploitation, mais Luc Beaudoin précise que la situation n’est pas problématique pour le moment.

La situation à Ottawa

Le Service de police d'Ottawa (SPO) a aussi connu son lot d'absences depuis le début de la pandémie, notamment en raison des cas positifs dans ses effectifs ou des contacts rapprochés avec des personnes déclarées positives à la COVID-19.

Le SPO n'est toutefois pas en mesure de fournir des chiffres précis et assure que le travail de première ligne n'a pas été touché par les absences au travail.

Par courriel, un représentant de la police d'Ottawa a aussi ajouté que la majorité de ses membres a reçu une première dose de vaccin.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et Catherine Morasse

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