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Les thérapies de conversion font l’objet de discussions à Regina

Drapeau aux couleurs LGBT et une personne en ombre chinoise.

Une première réunion a permis à une quinzaine de délégués et de conseillers de présenter leurs arguments pour ou contre les thérapies de conversion. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Canadian Press

Radio-Canada

Les thérapies de conversion ont fait l’objet d’une longue discussion mercredi, alors que le Comité sur le bien-être communautaire de Regina recommandait que la mairesse de la Ville, Sandra Masters, exprime son appui au projet de loi fédérale C-6, qui vise à les interdire.

Un rapport de la Ville souligne notamment que ces thérapies sont une pratique qui vise à changer l’orientation sexuelle d’une personne non hétérosexuelle en réprimant le comportement.

Il est également indiqué que la Société canadienne de psychologie, l’Association des psychiatres du Canada et la Société canadienne de pédiatrie ont notamment dénoncé les conversions de thérapie, affirmant qu’elles étaient dommageables pour les personnes de la communauté LGBTQ+.

Vingt-six délégués étaient présents à la réunion mercredi. Avant que cette consultation ne se termine, 10 doivent encore présenter leurs arguments, ce qui se fera lors d’une prochaine réunion, qui doit encore être programmée.

La majorité souhaite emboîter le pas à Saskatoon, qui a récemment approuvé un règlement pour interdire cette pratique. Du côté de Regina, il n’y a pas de règlement à l'ordre du jour pour le moment, mais la recommandation du Comité sur le bien-être communautaire pourrait faire l’objet d’un amendement.

Des avis partagés

Ceux qui se positionnent contre cette interdiction évoquent une définition très abstraite et large du projet de loi C-6 du gouvernement fédéral. Des délégués et des conseillers craignent que cette loi ne rende illégales certaines discussions autour du genre et la sexualité.

La communauté religieuse est divisée sur le sujet, et des leaders se sont positionnés contre la pratique, comme le pasteur de la Life Lutherian Church, Stewart Miller.

Certains affirment que le conseil municipal ou le gouvernement ignore la communauté religieuse ou méprise les valeurs chrétiennes, mais c’est faux.

Une citation de :Stewart Miller, pasteur de la Life Lutherian Church

Selon lui, de nombreux religieux et croyants se tiendront aux côtés des personnes qui peuvent être victimes de discrimination, ou encore faire l’objet d'attaques haineuses, spirituelles ou psychologiques.

De nombreuses autres voix, comme l’avocat de Regina Wayne Bernakevitch, qui représente plusieurs entreprises locales, médecins et conseillers professionnels, estiment que la Ville ne devrait pas s’immiscer dans la bulle familiale, surtout lorsque des personnes mineures sont concernées.

Un des délégués a affirmé avoir suivi une thérapie de conversion et souhaite que les personnes souhaitant suivre la même démarche puissent continuer à avoir cette possibilité.

Selon une enquête officielle publiée en février 2020, 47 000 hommes canadiens appartenant à une minorité sexuelle ont été soumis à une thérapie de conversion.

Avec les informations d'Emily Pasiuk

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