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Nouvelle poursuite dans le dossier du quartier général de la police de Winnipeg

Le nouveau quartier général du Service de police de Winnipeg.

Le nouveau quartier général du Service de police de Winnipeg

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un sous-traitant chargé de travaux de démolition au quartier général du Service de police de Winnipeg poursuit l’entrepreneur en construction Caspian Projects ainsi que son président, Armik Babakhanians, pour rupture de contrat et enrichissement injustifié.

Dans une poursuite déposée à la Cour du Banc de la Reine du Manitoba le 7 avril, Tiger Ventures allègue que Caspian a frauduleusement menti au sujet des fonds alloués à la démolition et aux travaux de désamiantage avant de soumettre à la Ville des factures gonflées de plus du triple du montant payé à Tiger Ventures.

La question est vraiment de savoir ce qui est juste et raisonnable, dit l’avocat représentant Tiger Ventures, Kenneth Zaifman.

Dans une déclaration, le sous-traitant Tiger Ventures affirme qu’il a signé en 2011 un contrat de 2,3 millions de dollars avec Caspian pour effectuer des travaux de démolition au quartier général de la police, mais qu’il a ensuite découvert que le bâtiment contenait de l’amiante.

La poursuite indique qu’en 2015 Tiger Ventures a essayé sans succès de renégocier le budget avec Caspian. Selon le sous-traitant, il serait revenu vers Caspian pour demander à la Ville si des fonds supplémentaires pouvaient être octroyés à des travaux de désamiantage, mais l’entrepreneur lui aurait répondu qu’il n’y avait plus d’argent.

Kenneth Zaifman.

L'avocat représentant Tiger Ventures, Kenneth Zaifman, affirme que son client était indigné d'apprendre que Caspian avait facturé à la Ville plus de trois fois le montant qui lui avait été accordé pour des travaux de démolition.

Photo : CBC/Tyson Koschik

Le plaignant a compris qu’il perdrait de l’argent, mais il faisait confiance au défendeur et a conclu l’entente sur la base de la bonne foi des défendeurs et de la Ville de Winnipeg, indique la poursuite.

La construction du quartier général de la police est émaillée depuis des années d’allégations de fraude, de falsification de documents et d’abus de confiance. Ce dossier a fait l’objet d’une enquête de la GRC qui a duré cinq ans. En 2019, aucune accusation n'a finalement été portée.

Une auto de police garée devant les bureaux de l'entreprise Caspian.

Les bureaux de l'entreprise de construction Caspian ont été la cible d'une perquisition en décembre 2014.

Photo : Radio-Canada / Brett Purdy

Des factures passées au crible

En janvier 2020, la Ville de Winnipeg a intenté une poursuite notamment contre Caspian et son propriétaire, alléguant que la falsification de documents et des pots-de-vin avaient floué les contribuables de plus de 24 millions de dollars.

Dans les dossiers de la Cour, la Ville dit qu’elle a engagé le comptable judiciaire Victor Neufeld pour examiner les documents et déterminer ses pertes.

Victor Neufeld soutient dans une déclaration sous serment que Caspian a affirmé que les travaux de démolition du quartier général avaient été faits par une autre compagnie et que l’entrepreneur a soumis à la Ville une seule facture en lien avec Tiger Ventures. Cette facture ne concernait pas la démolition, mais plutôt l’enfouissement de déchets.

Pratiquement tous les travaux qui pourraient concerner ceux de Tiger Ventures ont plutôt été facturés au nom de Fabca Projects dans les demandes de paiement de Caspian, ajoute Victor Neufeld.

Il relève que les factures de Fabca totalisaient environ 20,7 millions de dollars.

La déclaration sous serment de Victor Neufeld signale qu’il est difficile de croire Fabca aurait pu faire ces travaux, dans la mesure où seuls 4 employés de cette compagnie étaient autorisés à travailler sur le chantier du quartier général, comparativement à 150 pour Tiger Ventures.

Avec les informations de Caroline Barghout

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