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Twitter travaille sur une intelligence artificielle plus éthique et plus transparente

Le logo du réseau social Twitter apparaît sur un écran de téléphone cellulaire.

Le fondateur et PDG du réseau, Jack Dorsey, a fait part à plusieurs reprises de son désir de donner plus de pouvoir aux internautes sur l'intelligence artificielle et les algorithmes qui dictent les contenus qui apparaissent sur leur fil Twitter.

Photo : AFP / ALASTAIR PIKE

Agence France-Presse

Twitter a présenté mercredi ses travaux en cours pour rendre plus éthiques les algorithmes à l'œuvre dans les coulisses de la plateforme, et aussi pour donner plus de contrôle aux internautes, une façon de répondre aux critiques sur les dangers liés à ces technologies.

Le réseau social dit vouloir améliorer ses algorithmes d'apprentissage machine (machine learning), c'est-à-dire les règles informatiques qui permettent aux ordinateurs d'apprendre automatiquement à partir des données. Grâce à ces systèmes dits d'intelligence artificielle (IA), la plateforme déduit en fonction de la navigation d'un internaute qu'il préfère les vidéos de chats à celles de chiens, par exemple.

Mais quand Twitter utilise l'apprentissage machine, cela peut avoir des conséquences pour des centaines de millions de tweets par jour, et parfois, un système peut se comporter différemment de l'intention selon laquelle il a été conçu, reconnaît la société californienne.

Des algorithmes à l'examen

Les algorithmes des réseaux sociaux permettent de personnaliser automatiquement les fils de milliards d'utilisateurs et utilisatrices, mais ils sont accusés de favoriser les contenus inflammatoires ou clivants, qui propagent la désinformation ou la haine dans les sociétés.

Twitter, Facebook et les autres réseaux sont régulièrement étrillés sur ces sujets par des ONG et des personnalités politiques.

Jack Dorsey, le fondateur et patron du réseau des gazouillis, a fait part à plusieurs reprises de son désir de donner plus de pouvoir sur l'IA aux utilisatrices et utilisateurs, actuellement très passifs, et aussi de décentraliser la modération des contenus.

On peut imaginer que vous classiez les algorithmes en fonction de ce que vous voulez voir, a-t-il suggéré en février, lors de la conférence aux analystes après la publication des résultats financiers du groupe.

Plus de contrôle aux internautes

Le choix algorithmique donnera plus de contrôle aux internautes pour façonner le Twitter qu'ils veulent. Nous sommes à un stade exploratoire sur ce sujet, a précisé l'entreprise mercredi.

Selon Twitter, un apprentissage automatisé responsable des machines consiste aussi à assumer la responsabilité de nos décisions algorithmiques, ainsi qu'à assurer la transparence des décisions en amont et l'équité des résultats en aval.

L'équipe responsable de ces travaux doit commencer par publier des études sur d'éventuels biais sexistes ou racistes de l'algorithme qui rogne les images avant la publication, par exemple, ou encore sur les recommandations de contenus pour différentes idéologies politiques dans sept pays.

D'autres grandes entreprises technologiques travaillent sur ces sujets. Dans le cas de Google, une série de désaccords entre la direction et l'équipe de recherche en éthique de l'IA s'est soldée par le licenciement de deux chercheuses et la démission d'un scientifique réputé.

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