•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination : le modèle des cliniques mobiles remis en question par des experts

Un homme, assis avec d'autres personnes, se fait vacciner.

Les personnes admissibles à la vaccination offerte par les cliniques mobiles ne peuvent pas s'inscrire pour obtenir un rendez-vous par le biais du système de réservation provincial.

Photo : The Canadian Press / Chris Young

Radio-Canada

Des experts en santé publique préviennent que Toronto ne devrait pas compter uniquement sur les cliniques mobiles et éphémères pour vacciner les populations des quartiers les plus touchés de la Ville Reine contre la COVID-19.

Ils dénoncent une stratégie malavisée et exécutée de manière désordonnée alors que ces cliniques ont été présentées par le gouvernement Ford comme un moyen efficace et accessible pour les personnes âgées de 18 à 50 ans de se faire vacciner dans les communautés les plus touchées par la pandémie.

Les personnes admissibles ne peuvent toutefois pas s'inscrire pour obtenir un rendez-vous par le biais du système de réservation provincial et doivent plutôt compter sur les cliniques mobiles et éphémères qui fonctionnent généralement selon le principe du premier arrivé, premier servi.

C'est une chose de dire qu'il y aura un programme pour définir un mode de livraison du vaccin, mais c’en est une autre de s’assurer que ce mode a la capacité de répondre réellement au besoin, nuance le Dr Naheed Dosani, médecin torontois spécialisé en soins palliatifs.

« Ce que j'espère voir à l'avenir, c'est qu'avant que les annonces ne soient faites [...] que nous ayons réellement une idée de la viabilité de ces programmes. »

— Une citation de  Dr Naheed Dosani, médecin torontois spécialisé en soins palliatifs

Il fait partie de ceux qui craignent que la troisième vague de la pandémie ne s’aggrave si les travailleurs de première ligne dans les quartiers les plus affectés par le coronavirus n'ont pas un accès efficace et facile aux vaccins.

Ils n'ont pas vraiment la capacité d'administrer le vaccin de manière robuste [par le biais de cliniques mobiles], déplore le Dr Dosani.

Une aiguille dans une botte de foin

La ministre de la Santé, Christine Elliott, a défendu l'utilisation des cliniques mobiles à l'Assemblée législative, mercredi, face aux critiques de la chef du NPD de l'Ontario, Andrea Horwath, qui a comparé la difficulté à y avoir accès à celle de dénicher une aiguille dans une botte de foin.

En outre, la Dre Eileen de Villa, médecin hygiéniste en chef de Toronto, a confirmé plus tôt cette semaine que l'Ontario n'a pas fourni de vaccin supplémentaire lorsque les personnes âgées de 18 à 50 ans ont appris qu’elles pouvaient se faire vacciner dans les cliniques mobiles.

La Dre Eileen de Villa a ajouté que le gouvernement provincial n'a pas non plus augmenté l'approvisionnement en vaccins lorsqu'il a rendu les enseignants et les travailleurs de l'éducation des conseils scolaires admissibles à la vaccination.

Au dernier décompte, l'Ontario disposait pourtant de plus d'un million de doses de vaccin dans ses réserves.

Appel à une meilleure planification

Dans un courriel adressé à CBC Toronto plus tôt cette semaine, le ministre de l'Éducation Stephen Lecce a déclaré que tous les travailleurs des services de garde d'enfants dans ces communautés des points chauds peuvent désormais recevoir le vaccin.

Le bureau de M. Lecce a par la suite précisé que l'admissibilité de ces travailleurs se limite aux cliniques mobiles, puisqu'ils ne peuvent pas encore prendre rendez-vous.

Selon le Dr Dosani, la province n'aurait pas dû commencer à promouvoir les cliniques mobiles et éphémères comme une option réaliste pour les personnes vivant dans les communautés des points chauds.

Lorsque ces groupes ne voient pas la route réelle pour s'y rendre, cela peut être très décevant, dénonce le médecin torontois.

Avec les informations de Nick Boisvert, CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !