•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un climat de tension à l'hôtel de ville de La Tuque?

La façade extérieure de l'hôtel de Ville à La Tuque.

Les tensions sont vives à l'hôtel de Ville de La Tuque.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les employés municipaux de La Tuque dénoncent un climat de tension, par la voix de leur syndicat. Des tensions dans le contexte des négociations pour renouveler la convention collective.

Une vingtaine d'employés auraient démissionné depuis trois ans selon le conseiller syndical au soutien de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Cédric Vallerand. Selon lui, il s'agirait d'un important taux de roulement.

Depuis que le maire est là, la tension est élevée. Ce que je peux dire, c'est qu'il y a entre 20 et 25 personnes qui ont quitté dernièrement la Ville de La Tuque pour aller travailler ailleurs. C'est à la direction de répondre pourquoi ils sont partis là, demande Mr Vallerand.

Ce n'est pas la première fois que le style de gestion du maire Pierre-David Tremblay est remis en question. Hydro-Québec avait envoyé une lettre pour le sommer d’adopter une attitude respectueuse avec ses employés. Un conseiller municipal, Luc Martel, et une ex-conseillère municipale, Caroline Bérubé ont tous deux dénoncés certains comportements du maire.

Ces allégations sur le climat de travail surviennent alors que les employés ont rejeté l'offre patronale qui proposait 3,75 % d'augmentation sur trois ans. Aucune majoration salariale n'était prévue pour 2019 et 2020. La convention collective est échue depuis près de deux ans.

Voyant une impasse au niveau des négociations, les syndiqués ont voté en faveur des moyens de pression.

La Ville nie

De son côté, la Ville nie les allégations de climat de tension. Le maire Pierre-David Tremblay a décliné la demande d'entrevue de Radio-Canada.

En ce qui concerne les offres patronales vs les attentes syndicales, ainsi que le climat de travail, le comité de négociation patronal considère qu’il est inacceptable d’en débattre sur la place publique, considérant le climat de confiance qui s’était installé entre les membres des deux comités de négociation , a répondu par communiqué la Ville de La Tuque.

L'administration municipale évoque la restructuration en cours pour expliquer le climat stressant, toujours par voie de communiqué. La moitié des directions de la municipalité ont été abolies à l'automne dernier.

Dans cette lettre, la Ville qualifie les allégations notamment concernant les négociations de farfelues ou mensongères.

La contre-proposition d’augmentation salariale du syndicat est de 20 % sur 5 ans, dont 10 % pour les deux premières années, soutient le communiqué.
L’employeur n’embarquera pas dans un petit jeu syndical de lier climat de travail et négociation de convention collective, conclut la Ville.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !