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Au Nicaragua, le Parlement débat d'une réforme électorale contestée

Un homme marche devant une fresque de Daniel Ortega.

L'opposition dénonce le projet de réforme qui viendrait avantager le président Daniel Ortega.

Photo : Reuters / Oswaldo Rivas

Agence France-Presse

Le Parlement nicaraguayen, dominé par le parti du président Daniel Ortega, a commencé à débattre mardi d'un projet de réformes électorales, d'ores et déjà rejetées par l'opposition, en vue de l'élection présidentielle de novembre.

Le projet, soumis à une Commission spéciale du Parlement, inclut une loi, déjà approuvée en décembre, qui interdit à tout citoyen qui incite à l'ingérence étrangère et applaudit les sanctions contre le Nicaragua de se présenter.

Le texte fait ainsi référence aux opposants du pouvoir qui soutiennent les sanctions internationales, principalement américaines, adoptées ces dernières années à l'encontre d'une trentaine de membres du gouvernement accusés de corruption et de violations des droits de la personne.

Ces sanctions ont été imposées après la violente répression des manifestations antigouvernementales de 2018, qui ont fait plus de 300 morts et que le gouvernement attribue à une tentative de coup d'État de l'opposition.

Le projet de réformes veut également empêcher de se présenter tout citoyen membre d'une organisation recevant des fonds venant de l'étranger, un thème qui fait déjà l'objet d'une loi polémique sur les agents étrangers adoptée l'an dernier.

Le texte veut en outre renforcer le contrôle du parti du président Ortega sur les conseils électoraux en place dans les départements et municipalités pendant le processus électoral.

Si cette réforme est approuvée, elle représentera un recul de plus de la démocratie dans le pays, écartant la possibilité d'avoir des élections libres, transparentes, justes et scrutées par des observateurs, a dénoncé dans un communiqué la Coalition nationale (COA), une plateforme de l'opposition.

Il s'agit d'empêcher la participation de l'opposition face à un adversaire qui se réserve tous les avantages pour rester au pouvoir, ajoute le texte.

Les partisans de Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007 et dont les deux réélections sont considérées frauduleuses par l'opposition, n'écartent par une candidature du dirigeant sandiniste de 75 ans à un quatrième mandat de suite.

La dissidence sandiniste, qui fait partie de la coalition d'opposition, estime de son côté que le projet de réformes ferme la porte à une véritable observation électorale et tente d'asphyxier économiquement l'opposition, lui interdisant de recevoir des dons des Nicaraguayens de l'extérieur.

Le Parlement doit également nommer dans les prochaines semaines de nouveaux magistrats au sein du Conseil suprême électoral (CSE).

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