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Une 15e chaire de recherche pour l’UQAT, une première pour l’école de génie

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a dévoilé ce matin sa chaire institutionnelle en développement de nouvelles technologies de communications et d’automatisation pour les mines intelligentes. Cette chaire, qui vient avec un financement d’un million de dollars, a comme objectif de permettre le développement des mines 4.0 au Québec.

Le titulaire de la chaire, Mourad Nedil, souhaite notamment que les minières puissent mettre en place de nouvelles normes de sécurité et de rentabilité et il tablera notamment sur l’avènement de la technologie 5G dans les mines.

L’avantage de la 5G dans le système millimétrique est la latence, le temps de réponse est très très faible. Dans la bande millimétrique, ça peut aller à une milliseconde, c’est comme à temps réel, laisse-t-il savoir.

Bien que les travaux de la chaire soient garantis pendant cinq ans, Mourad Nedil croit être en mesure de produire des résultats avant cette échéance.

D’ici trois ans, j’espère qu’on sera capable de présenter quelque chose d’innovant et j’espère que ça va révolutionner l’industrie minière dans la région, ajoute-t-il.

Un travail de longue haleine

Il aura fallu plus de 10 ans de travail pour que la chaire institutionnelle en développement de nouvelles technologies de communications et d’automatisation pour les mines intelligentes soit créée.

Il s’agit de la première chaire de recherche rattachée à l’école de génie et de la 15e pour l’UQAT.

L’UQAT pourra notamment compter sur un double financement de 500 000 $.

Autant Meglab que Télébec offriront cette somme, ce qui permet de garantir les travaux pendant cinq ans, et ultimement, toute l’équipe du département de génie sera amenée à collaborer aux recherches.

Des travailleurs miniers travaillent sur un ordinateur sous terre.

Meglab travaille à développer des technologies souterraines pour les mines. (archives)

Photo : gracieuseté CDIVD

Pour Meglab, les 500 000 $ seront constitués à moitié-moitié de ressources humaines et financières.

Meglab et sa directrice générale, Kim Valade, considèrent que ce partenariat leur permet d’avoir un pied dans l’avenir.

Collaborer avec l’université va nous permettre de nous asseoir dès le début des travaux pour avoir des discussions de recherche et de cibler des recherches qui vont nous permettre d’aller encore plus loin dans la recherche de solution offerte, lance-t-elle, en espérant éventuellement pouvoir commercialiser certaines de celles-ci

Collaboration de l’industrie minière

L’industrie minière sera aussi amenée à collaborer avec la chaire institutionnelle en développement de nouvelles technologies de communications et d’automatisation pour les mines intelligentes.

D’ailleurs, le recteur de l’UQAT, Vincent Rousson, souligne que les attentes de l’industrie sont nombreuses, notamment parce que nous travaillons de pair avec l’industrie minière depuis plus d’une vingtaine d’années au niveau des communications.

L'homme sourit à la caméra. Il porte des lunettes.

Vincent Rousson, recteur de l'UQAT (archives)

Photo : Gracieuseté : UQAT/Louis Jalbert

On parle de mines vertes, connectées et 4.0 et de plus en plus profondes, donc les infrastructures des mines sont extrêmement importantes, donc la chaire va faire le pont entre le développement de nouveaux savoirs et l’application sur le terrain et l’industrie va suivre de très près nos travaux et participera également à divers projets de recherches, précise-t-il.

On parle beaucoup de solutions technologiques, mais la chaire viendra aussi combler une lacune en matière de formation pour les chercheurs et les professionnels spécialisés en automatisation et en communication sans fil.

L’UQAT souhaite également ajouter cinq ans de travaux supplémentaires.

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