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La SFM reçoit des fonds de la province pour aider les victimes de crimes, en français

Un ruban jaune de la police délimite une scène de crime.

Les victimes de crimes auront bientôt accès à plus de ressources en français.

Photo : Radio-Canada / Cliff Simpson

La Société de la francophonie manitobaine (SFM) reçoit 300 000 $ sur trois ans du gouvernement du Manitoba afin de créer un continuum de services en français pour les victimes d’actes criminels.

Le gouvernement manitobain a annoncé au début avril qu’il redistribuait le surplus de 6,4 millions de dollars de son fonds d'aide aux victimes à 24 organismes communautaires. La SFM est l’un des bénéficiaires de cet argent.

Le projet doit permettre d’offrir des services de soutien, d'information et de formation aux victimes d'actes criminels grâce à un continuum intégré de services, indique un communiqué de la SFM.

Il répond aux besoins d'information et de formation des organismes et agences qui travaillent avec ces groupes, notamment les femmes, les personnes âgées, les jeunes, la communauté LGBTQ+ et les nouveaux immigrants, poursuit le communiqué.

Le projet sera mené par la SFM en collaboration avec Pluri-elles, le Centre Renaissance et l'Association des juristes d'expression française du Manitoba, dans un premier temps.

Cependant, il y aura plus d’une dizaine d’organismes partenaires, indique le directeur général adjoint de la SFM, Jean-Michel Beaudry.

C’est un excellent exemple de collaboration dans la communauté, fait-il valoir.

Jean-Michel Beaudry souligne également que ce projet permettra de mieux aiguiller les victimes vers des services adaptés à leur situation.

M. Beaudry souriant dans un bureau.

Jean-Michel Beaudry, le directeur général adjoint de la Société de la francophonie manitobaine.

Photo : Société de la francophonie manitobaine

Pluri-elles et le Centre Renaissance sont les principaux partenaires pour l’offre de services d’aide psychologique et l'Association des juristes d'expression française du Manitoba (AJEFM) sera chargée des ressources d’information et de l’offre de formations.

Le directeur général de l’AJEFM, Guy Jourdain, indique que ce genre de ressource est particulièrement important pour les groupes vulnérables, tels que les femmes victimes de violence familiale, les jeunes qui sont tombés dans des gangs de rues et des personnes âgées victimes d’exploitation financière.

Tous ces gens peuvent subir des traumatismes sérieux en raison de comportements criminels et ils ont besoin d’un appui, et ce dans leur langue maternelle, celle dans laquelle ils sont le plus à l’aise, affirme M. Jourdain.

Dans un premier temps, l’AJEFM va dresser un inventaire des ressources existantes afin de répertorier les lacunes, selon le directeur. Les ressources seront alors regroupées dans le cadre d’un portail Internet.

Par et pour les francophones

Guy Jourdain indique que cette subvention démontre une ouverture d’esprit de la part du gouvernement provincial et du ministre de la Justice en particulier.

C’est un concept vraiment intéressant, c’est le concept du par et pour, ajoute-t-il. Il note que cette approche est prônée dans le cadre de la Loi sur l'appui à l'épanouissement de la francophonie manitobaine.

Il y a eu des ratés, on pense par exemple à l’abolition du poste de sous-ministre adjoint au Bureau de l’éducation française, et à l’abolition de plusieurs postes au service de traduction, mais malgré cela il y a des progrès qui se font, remarque-t-il.

Le constat est le même de la part de Jean-Michel Beaudry. C’est une excellente nouvelle , lance-t-il, en ajoutant que le gouvernement provincial reconnaît que la communauté est la mieux placée pour pouvoir considérer certains besoins.

La plupart des ressources développées dans le cadre du projet devraient être disponibles au début 2022.

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