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Des rassemblements à l'extérieur des écoles secondaires inquiétants à Baie-Comeau

Des jeunes sont rassemblés près d'une école secondaire à Baie-Comeau.

Les rassemblements à l'extérieur des écoles secondaires à Baie-Comeau inquiètent la santé publique de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Des élèves qui se partagent des cigarettes, des rassemblements extérieurs en grands groupes, la distance de deux mètres non respectée entre les personnes : c'est ce que le chauffeur d'autobus Robert Jean observe ces derniers temps près des écoles secondaires de Baie-Comeau.

Ils sont peut-être 40, 50 [jeunes] à chaque fois aux alentours, puis ils se passent leur pipe, s'indigne Robert Jean, qui est aussi le président du Syndicat des chauffeurs scolaires d'Autobus Manic.

C'est quoi là, la sécurité? Ils attendent que ça pète ou quoi, là? Si y'a un élève qui a [un] variant [du virus] là-dedans, c'est fini.

Une citation de :Robert Jean, chauffeur d'autobus et président du Syndicat des chauffeurs scolaires d'Autobus Manic

Alors que les variants du SRAS-CoV-2 ont fait leur entrée sur le territoire de la Côte-Nord, la situation en inquiète plus d'un. Questionné à ce sujet lors du point de presse du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord lundi dernier, le Dr Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique, a affirmé avoir lui aussi remarqué ces rassemblements près des écoles secondaires.

Pas plus tard que ce midi, quand je faisais mon jogging, j'en ai vu. J'étais surpris, j'étais inquiet.

Une citation de :Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique, CISSS de la Côte-Nord

On va travailler avec nos partenaires pour sensibiliser ces jeunes-là, assure-t-il.

Mesures prises par la direction

À la polyvalente des Baies, à Baie-Comeau, la direction a tenté à maintes reprises de dissoudre ces rassemblements qui se constituent tout juste à l'extérieur du périmètre de l'école, particulièrement lors des pauses du matin et de l'après-midi.

Le directeur Ken Bouchard, au micro qui parle devant son école.

Ken Bouchard, directeur de la polyvalente des Baies, explique que plusieurs mesures de sensibilisation sont en place dans son école pour tenter d'éliminer les rassemblements à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

En plus des courriels envoyés aux parents, le directeur Ken Bouchard diffuse des messages d'encouragement à l'interphone.

Si à 16 h, lorsqu'ils quittent l'école, ils font fi de l'ensemble des mesures, bien ça vient détruire un peu tout ce que nous on a mis en place, puis ce qu'on fait.

Une citation de :Ken Bouchard, directeur de la polyvalente des Baies

M. Bouchard explique devoir sortir plusieurs fois par semaine lors des pauses pour rappeler les mesures sanitaires en vigueur aux élèves. Aussitôt qu'ils nous voient arriver, ils savent, explique Ken Bouchard.Ils s'éloignent un peu parce qu'ils savent que c'est la consigne.

Le directeur assure toutefois que ce n'est qu'une quinzaine d'élèves sur environ 550 qui semblent avoir de la difficulté à respecter les mesures.

La situation vue par les jeunes du secondaire

Rencontrés mardi matin, des élèves expliquent que la fatigue s'installe face aux consignes sanitaires qui ne cessent de changer.

Ça devient mélangeant parce qu'il y en a trop, puis ça change à chaque semaine, puis presque à chaque jour, à la limite, met de l'avant un élève.

Une autre jeune rencontrée explique pourquoi elle ne respecte pas tout le temps les deux mètres de distanciation physique avec les autres : On a juste ça nos pauses dehors pour communiquer avec les gens. [À deux mètres], on est obligés de se beugler des affaires, que ce soit des problèmes ou quoi que ce soit et on ne veut pas que tout le monde entende, dit-elle.

Je sais qu'on a des règles à respecter, c'est normal. Mais un moment donné, tu sais, ça va, ça "slaque, je commence à être tanné, là.

Une citation de :Un élève du secondaire

Attraper le virus ne semble pas non plus les inquiéter. Moyennement là, j'essaie de pas trop m'en faire, pas trop m'inquiéter, a répondu un de ces jeunes. Vraiment pas, genre vraiment pas, a répondu une autre élève.

Certains jeunes se disent tout même en faveur des consignes et dénoncent ces rassemblements.

Si on veut s'en débarrasser, va falloir qu'ils arrêtent de se prêter la vapoteuse. Un moment donné là. Plus qu'on va mettre du nôtre, plus ça va passer.

Une citation de :Un jeune du secondaire en faveur des mesures sanitaires

La direction de la polyvalente des Baies soutient que les efforts de sensibilisation vont se poursuivre auprès des jeunes tant que la situation perdurera.

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