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Des malades chroniques veulent être vaccinés sans condition

Une femme est dehors dans une rue résidentielle.

Nancy Goudreault souffre d'une leucémie myéloïde chronique, d'une stéatose hépatique, d'embonpoint et d'hypertension, mais ne peut prendre de rendez-vous pour être vaccinée.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Des malades chroniques qui ne sont pas hospitalisés ou fréquemment à l'hôpital demandent de pouvoir être vaccinés sans condition, plutôt que d'attendre l'appel de leur médecin.

Depuis mardi, la vaccination est ouverte au huitième groupe prioritaire, soit les malades chroniques à risque d'avoir des complications de la COVID-19, mais sous certaines conditions. Ils doivent attendre la recommandation de leur médecin, sans prendre de rendez-vous.

Selon le ministère, pour recevoir le vaccin, les personnes doivent être hospitalisées, suivies en milieu hospitalier pour de la dialyse rénale, pour une greffe ou un cancer actif, ou encore recevoir une dose de vaccin sous la supervision d’un allergologue en milieu hospitalier.

C'est ce que dénonce Nancy Goudreault, qui souffre d'une leucémie myéloïde chronique, d'une stéatose hépatique, d'embonpoint et d'hypertension.

Déception

Mme Goudreault explique qu'elle ne remplit pas les critères de son groupe prioritaire. Elle est pourtant à risque de complication si elle attrape le virus.

J'étais très déçue, j'ai hâte d'être vaccinée à n'importe quel vaccin et n'importe quel endroit, déplore la mère de famille. On est combien de malades chroniques qui ne sont pas hospitalisés?, s'interroge-t-elle.

C'est vraiment ça ma peur, c'est de me ramasser aux soins intensifs. Je ne veux pas que ça m'arrive.

Une citation de :Nancy Goudreault

Elle voudrait avoir accès aux centres de vaccination et au portail Clic Santé plutôt que d'attendre l'appel de son médecin. Ainsi, elle veut éviter d'embourber davantage le réseau de la santé.

Même si on n’est pas hospitalisés, on est quand même malade. Moi, s’il y a une place, je vais y aller, c'est certain.

Impatience chez des employés du CHU

Depuis mardi, la vaccination est également autorisée pour le 9e groupe prioritaire, qui comprend les travailleurs en milieu de garde et scolaire, le personnel de sécurité publique et les travailleurs agricoles et miniers, notamment.

Or, des travailleurs de plusieurs corps de métier du CHU de Québec, comme ceux à l'aide alimentaire et l'entretien ménager, déplorent de ne pas être dans ce groupe.

Je trouve ça aberrant. C'est un manque de respect envers ces travailleurs, estime Pierre Émond, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec.

Cinq hôpitaux du CHU de Québec doivent procéder à du délestage en raison de la hausse des patients atteints de la COVID et du manque de main-d'œuvre.

Plus de 140 travailleurs du CHU sont à la maison en raison de la COVID-19, ce qui indique que les risques de contamination sont présents. D'aller vacciner des gens qui travaillent dans des mines, je n’ai rien contre ça, mais la priorité, c'est nos travailleurs essentiels, nos travailleurs à nous. J'ai du monde qui est contaminé, mais ils ne sont pas prioritaires, regrette-t-il.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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