•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fabriquer du cidre à partir de fruits du voisinage

Jesse Oberman boit un verre de son cidre.

Jesse Oberman, propriétaire de Next Friend Cider, goûte un peu du cidre qu'il a produit cette année.

Photo : Gracieuseté Jesse Oberman

Radio-Canada

Jesse Oberman, qui vient de lancer son entreprise, Next Friend Cider, fabrique du cidre sec avec des fruits qu’il cueille dans des cours et des sentiers.

Pour lui, c’est aussi une façon d’aider l'environnement, entre autres, en ne laissant pas pourrir des fruits tombés par terre.

Il y a un an, Jesse Oberman vivait en France avec sa compagne et travaillait dans un vignoble. Puis la pandémie a frappé, le forçant à rentrer au pays. Le couple s’est installé à Winnipeg dans le quartier de Fort Garry, où Jesse s’est rendu compte qu’il y avait une grande quantité de pommiers dont les fruits étaient gaspillés.

Je me suis dit que c'était vraiment dommage, dit-il. Et comme j’avais du temps devant moi, j’ai décidé de faire un peu de cidre juste pour ma consommation personnelle.

Il a demandé aux gens du voisinage s’il pouvait les débarrasser de leurs pommes. Ses voisins étaient vraiment heureux de lui laisser des fruits dont ils n'avaient pas l’usage.

Jesse Oberman a donc trimballé seaux et échelle pour cueillir les fruits, puis s’est installé dans son garage et dans le sous-sol de sa maison pour fabriquer du cidre.

C'est alors que son ami Adam Carson, qui est propriétaire de la microbrasserie Low Life Brewing, à Winnipeg, lui a suggéré de transformer son passe-temps en entreprise et lui a offert de l’espace dans sa brasserie.

Et à partir de ce moment, ça a fait boule de neige, résume Jesse Oberman. Cet espace me permet de manipuler beaucoup plus de pommes. Et, donc, je me suis retrouvé à aller un peu partout dans Winnipeg et même hors de la ville.

Jesse Oberman estime avoir cueilli plus de 2000 pommes l’été dernier. Il les a placées dans un vieux pressoir vertical, du genre de ceux qui servent à extraire le jus des fruits pour la fabrication du vin, et en a extrait 500 litres.

Il a laissé le liquide fermenter naturellement, un peu comme on le fait pour le vin, ce qui demande du temps. Et ça s'est mis à goûter pas mal bon et je me suis dit que j’allais pouvoir en faire quelque chose, dit-il.

Il espère pouvoir vendre son cidre en bouteille en juin.

Jesse Oberman a gardé les contacts des propriétaires de pommiers chez qui il s'était rendu l’été dernier et prévoit utiliser une bonne partie de son temps à cueillir des fruits en août et septembre.

J’ai eu 500 litres cette fois-ci, dit-il, mais j’aimerais en obtenir entre 2000 et 3000 l’an prochain.

Il aimerait aussi, un jour, posséder son propre verger.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !