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Des médecins encouragent les Saskatchewanais à recevoir le vaccin qui leur est proposé

Une seringue dans une fiole.

Le Dr Alexander Wong, de Regina, estime que le vaccin d'AstraZeneca est sécuritaire.

Photo : Reuters / YVES HERMAN

Radio-Canada

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan et certains médecins, comme le Dr Alexander Wong, de Regina, font campagne pour expliquer au public que tous les vaccins proposés sont sans danger.

Le Dr Wong estime que le fait de recevoir un vaccin, même celui d’AstraZeneca, est plus sécuritaire, comparativement au risque d’attraper la COVID-19.

Le vaccin le plus efficace est le premier que l'on vous propose, dit le médecin. C’est encore plus vrai avec la hausse des cas de variants en ce moment.

Le spécialiste des maladies infectieuses souhaite que le public comprenne que les vaccins contre la COVID-19 sont tous fiables et qu’ils réduisent la possibilité d’avoir des complications dues à cette maladie.

Attendre une semaine ou deux pour se faire vacciner pourrait avoir des conséquences graves, comme être hospitalisé, atterrir aux soins intensifs ou même mourir, alors que la personne pourrait être à la maison avec juste le nez qui coule, soutient le Dr Wong.

Risque de caillot sanguin faible

Le Canada a connu son premier cas de thrombose lié au vaccin d’AstraZeneca, mardi, au Québec.

Cependant, Santé Canada considère que le vaccin britannique reste sécuritaire. L’agence a simplement revu les mises en garde sur l’étiquette pour informer le public des effets secondaires possibles.

Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) examinera les données accessibles et déterminera s'il y a lieu ou non de modifier sa recommandation de ne pas administrer le vaccin aux personnes de moins de 55 ans, un conseil suivi par la Saskatchewan.

Le Dr Wong sait que les cas de caillots sanguins associés au vaccin d’AstraZeneca en inquiètent certains. Cependant, il estime que ce risque est très faible par rapport aux avantages que procure le produit.

Le spécialiste rappelle qu’il ne faut pas croire ce que l'on peut lire sur les réseaux sociaux. Il soutient que des millions de personnes ont été vaccinées avec ce produit et que les cas de thrombose sont très rares.

Nous sommes rarement habilités à définir les risques pour nous-mêmes, explique le Dr Wong. Et la COVID-19 n’est pas une maladie sans conséquence.

Un médecin sourit à la caméra.

Le Dr Wong rappelle l'importance de se faire vacciner face à l'augmentation des cas de variants du coronavirus. (archives)

Photo : Fournie par Alexander Wong/Autorité de la santé de la Saskatchewan

Un excellent vaccin

Le professeur associé au département de microbiologie médicale et des maladies infectieuses de l’Université du Manitoba Jason Kindrachuk affirme que le vaccin d’AstraZeneca a reçu une mauvaise publicité dès le départ.

Une grande partie du problème vient de la façon dont les tests préliminaires ont été conduits et de la façon dont le laboratoire a communiqué les résultats, explique le chercheur établi à Saskatoon. Mais les données montrent à travers le temps que, finalement, il s’agit d’un excellent vaccin.

Jason Kindrachuk prend pour exemple la situation au Royaume-Uni, où le nombre de cas de COVID-19 et d’hospitalisations est en forte baisse. Le spécialiste estime que cela démontre l’efficacité du produit.

Un scientifique dans son laboratoire.

Jason Kindrachuk affirme que l'apparition des variants a changé la donne et rend la vaccination plus pressante. (archives)

Photo :  CBC / Jaison Empson

S’il loue la transparence de la province en publiant la façon dont les vaccins sont distribués, Jason Kindrachuk explique que cela peut mener les gens à faire du magasinage, et à chercher à choisir son vaccin.

Finalement, mardi, le ministre de la Santé, Paul Merriman, a invité les personnes inquiètes à consulter leur médecin pour connaître les risques.

La seconde dose du vaccin à la fin du mois de mai

Le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab, a affirmé, mardi, qu'il était sûr de pouvoir offrir la deuxième dose de vaccin d'ici la fin du mois de mai ou le début du mois de juin.

Dès que nous aurons injecté la première dose du vaccin chez la majorité des personnes de chaque groupe d'âge, nous pourrons entamer la distribution de la deuxième dose si nos réserves le permettent à ce moment-là, a-t-il annoncé en conférence de presse.

De son côté, Paul Merriman est satisfait de la cadence à laquelle le vaccin est distribué à l'heure actuelle.

Les cliniques de vaccination sans rendez-vous ont ouvert leurs portes aux plus de 52 ans mercredi et le centre de vaccination au volant de Regina accueille désormais les personnes âgées de 48 à 54 ans.

Avec les informations de Heidi Atter et Guy Quenneville

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