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Une cure de rajeunissement de près d'un milliard pour le parc Jean-Drapeau

Valérie Plante, dehors, devant une structure et derrière un lutrin pour une conférence de presse.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, prend part au dévoilement du Plan directeur de conservation, d'aménagement et de développement du parc Jean-Drapeau.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Ville de Montréal et la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) ont dévoilé, mercredi, un plan de réaménagement de ce grand parc « urbain et insulaire ». Les travaux de 970 millions de dollars, auxquels la Ville contribuera pour un peu plus du tiers, serviront notamment à restaurer la place des Nations.

Abandonnée et fermée au public depuis cinq ans, la place des Nations sera réhabilitée au cours des prochaines années afin d'en faire un espace pour des événements qui pourraient réunir jusqu'à 7000 personnes, a annoncé la mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors d'une conférence de presse tenue au parc Jean-Drapeau.

Le Plan directeur de conservation, d'aménagement et de développement du parc Jean-Drapeau 2020-2030 prévoit l'instauration d'un pôle de mobilité qui entraînera le retrait, d'ici 10 ans, d'un millier de places de stationnement dans le parc.

Valérie Plante refuse cependant de parler de la fin de la circulation automobile dans le parc. La mairesse, dont l'administration avait été critiquée par l'ombudsman de Montréal pour l'aménagement de voies cyclables et piétonnes entraînant la perte d'espaces de stationnement en ville, insiste pour dire que les voitures pourront continuer à circuler dans le parc Jean-Drapeau.

Ce qu'on veut faire, c'est diminuer l'empreinte des stationnements, mais augmenter l'accès au parc et à ses différentes sections, a-t-elle déclaré.

Valérie Plante, dehors, devant une structure et derrière un lutrin pour une conférence de presse.

D'ici à ce que le pôle de mobilité soit terminé, en 2030, le stationnement de La Ronde continuera à être utilisé. Quant à celui du Casino de Montréal, pas question de le sacrifier parce que [le Casino], c'est une attraction, a précisé Mme Plante.

Ce sont les stationnements disséminés dans le parc qui sont appelés à disparaître, a expliqué la mairesse : On veut consolider [...] et les façons de se déplacer, ce pourrait être des navettes électriques, de la location de vélos, pour mieux circuler, de façon sécuritaire et agréable.

L'enjeu de la mobilité

La SPJD et ses partenaires (Six Flags, La Ronde, le Casino de Montréal, Les Ponts Jacques Cartier et Champlain, la Voie maritime du Saint-Laurent et l'arrondissement de Ville-Marie) se donnent un an pour examiner les enjeux de sécurité, de congestion et d'évacuation sur le site. Par exemple, lorsqu'il y a un feu d'artifice à La Ronde en même temps qu'un événement chez nous [dans le parc Jean-Drapeau], a expliqué Isabelle Bonneau, directrice générale de la SPJD.

Cette idée d'interdire la circulation automobile dans le parc, sauf pour les déplacements vers les stationnements, déplaît au chef de l'opposition officielle au conseil municipal, Lionel Perez. On veut donner moins d'espace aux automobilistes, mais on ne veut pas nécessairement interdire complètement la voiture, dit-il. Il va falloir voir le dosage, quelque chose que Projet Montréal [parti de Valérie Plante] ne sait pas bien faire.

Ils sont dans le radical, ils pensent avoir la vérité absolue, ils vont continuer de militer pour leur base, pour leurs militants plutôt que pour tous les Montréalais.

Une citation de :Lionel Perez, conseiller municipal dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et chef de l'opposition officielle

Les Montréalais, leur fleuve, ils l'aiment

Valérie Plante assise dehors et portant des lunettes de soleil.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, affirme que le plan de réaménagement du parc Jean-Drapeau permettra à la population de se rapprocher du fleuve Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La transformation du parc Jean-Drapeau a fait l'objet d'une consultation citoyenne menée sur trois ans, à laquelle 6000 personnes ont participé.

Les Montréalais, leur fleuve, ils l'aiment, et leur côté insulaire, ils veulent toujours plus le ressentir. Ils veulent se rapprocher de l'eau.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal, lors de la conférence de presse dévoilant le plan d'aménagement du parc Jean-Drapeau

Ce projet permettant aux Montréalais de se rapprocher de leur fleuve est l'un des plus beaux legs qu'on peut [leur] faire, a déclaré Valérie Plante.

La première femme mairesse de Montréal sollicitera un second mandat le 7 novembre prochain. Son prédécesseur, Denis Coderre, sera aussi de la course.

Des îles et des plans d'eau

Situé dans le fleuve Saint-Laurent, le parc Jean-Drapeau est composé des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame. La première avait été agrandie artificiellement pour accueillir l’Expo 67(Terre des Hommes); la seconde, entièrement créée à l'aide du remblai excavé du métro de Montréal, a accueilli une partie des activités des Jeux olympiques de 1976, le circuit de formule 1 en 1978 et les Floralies internationales en 1980.

Le parc Jean-Drapeau bénéficie de plans d’eau – le bassin olympique, des lacs, des marais, une marina, des étangs– qui représentent 22 % de sa superficie.

Le plan directeur prévoit aussi la mise en valeur du mont Boullé, augmentant ainsi de 30 % la canopée du parc, et l'aménagement d'une promenade riveraine de 15 km autour des îles, pour piétons et cyclistes.

Le dernier plan directeur consacré au parc Jean-Drapeau remonte aux années 1990, à l'ère du maire Jean Doré.

Robert Beaudry, dehors, derrière un lutrin et durant une conférence de presse.

Le responsable de la gestion et de la planification immobilières, de l’habitation, des grands parcs et du parc Jean-Drapeau à la Ville de Montréal, Robert Beaudry

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

C'est un grand parc urbain, insulaire, a rappelé mercredi Robert Beaudry, responsable du parc Jean-Drapeau au comité exécutif de la Ville de Montréal. Selon lui, le plan directeur 2020-2030 permettra à la population d'utiliser le parc pour le parc, et pas seulement pour les activités et les événements qui s'y tiennent.

Lundi dernier, Ottawa, Québec et Montréal avaient annoncé qu'ils investissaient 45 millions de dollars sur cinq ans pour pérenniser et relancer les activités à la Biosphère, symbole de l'Exposition universelle de 1967.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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