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Un adolescent de Saskatoon accusé de fausse alerte à la bombe aux États-Unis

Le garçon de 15 ans, encore en détention, a été arrêté pour alerte malveillante lors d’un voyage en Louisiane.

L'Université de Princeton, photographiée en été.

L'Université de Princeton est située au New Jersey.

Photo : Université de Princeton

Radio-Canada

Un adolescent de Saskatoon, âgé de 15 ans, est accusé de fausse alerte à la bombe à la suite d'un événement survenu aux États-Unis au mois de septembre. La fausse alerte avait entre autres nécessité la fermeture d'un musée, d'une bibliothèque et d'une chapelle à l'Université de Princeton, au New Jersey.

Le canular du jeune Saskatchewanais a aussi coûté des dizaines de milliers de dollars en interventions des forces de l'ordre américaines et canadiennes.

Alerte à la bombe à Princeton.

L'alerte à la bombe publiée sur le compte Twitter de l'Université de Princeton.

Photo : fournie par Princeton University

Encore en détention dans l'État de la Louisiane, l'adolescent attend sa prochaine comparution devant un juge.

L'appel, fait en septembre 2020, fait partie d'une longue liste de fausses alertes effectuées par celui qui était en voyage en Louisiane avec sa famille.

Une enquête conjointe concernant ces alertes malveillantes a mené à la collaboration de multiples services policiers, dont le FBI Joint Terrorism Task Force, les services secrets américains, le Service de police de Saskatoon, le Service de police d’Edmonton, la police de l’Université de Princeton ainsi que la police de l’État de la Louisiane.

Aucun de ces services n’a voulu répondre à nos questions concernant l’enquête en cours.

Le logo du FBI sur un mur. On peut y lire la devise : « Fidélité. Bravoure. Intégrité. »

« Fidélité. Bravoure. Intégrité » peut-on lire sur le logo officiel du FBI, la police fédérale américaine.

Photo : AFP / MANDEL NGAN

Appels répétés

L'adolescent aurait réalisé des canulars téléphoniques à quelques reprises. Connue sous le nom, en anglais, de swatting, cette méthode consiste à réaliser un appel d’urgence fallacieux concernant une menace de bombe ou à un tireur actif, le tout en cachant son identité et sa géolocalisation grâce à des logiciels informatiques.

Le terme fait référence aux équipes tactiques de SWAT qui sont déployées par les forces policières dans de telles situations d’urgence.

La police de la Louisiane affirme que l’adolescent a manipulé le système téléphonique afin de donner l’impression que l’alerte en question provenait du New Jersey plutôt que du Canada.

L'adolescent aurait effectué de nombreux appels du genre, visant des forces policières, des écoles, des universités, des aéroports, des commerces, ainsi que des résidences personnelles, affirmant que des agressions armées avaient été commises et que des personnes avaient subi des blessures graves.

Tous ces incidents étaient faux, mais ont mené à des situations de panique, en plus de coûter des dizaines de milliers de dollars en réponse d’urgence, autant aux États-Unis qu’au Canada, affirme la police de Saskatoon dans un récent communiqué de presse.

Heureusement, personne n’a été blessé à la suite de ces infractions.

Une citation de :Service de police de Saskatoon

Le fil des événements

Le 3 septembre 2020, les services de police de Saskatoon et d’Edmonton se sont joints aux forces policières américaines afin de mener une enquête concernant un adolescent qui sévit des deux côtés de la frontière.

Le 19 septembre, ce dernier lance une alerte à la bombe à Princeton, ainsi qu'une menace similaire au Connecticut.

Deux mois plus tard, la police de Saskatoon a effectué un mandat de perquisition pour une résidence située dans sa juridiction, où celle-ci affirme avoir saisi des éléments de preuve liés aux accusations de canular téléphonique.

Au début du mois de mars, l’adolescent a été retrouvé dans une résidence de Vacherie, dans la paroisse de Saint-James.

Le 24 mars, des agents de police se sont rendus à la résidence, munis d’un mandat de perquisition.

Nous ne savions pas si la famille allait coopérer et avons donc obtenu un mandat de perquisition pour l’adolescent ainsi que les appareils électroniques, affirme un agent de police présent sur les lieux.

Finalement, la famille a coopéré, et nous avons pu amener le garçon au poste de police sans aucun problème.

Une citation de :Un agent de police de la Louisiane

Selon l’agent, la famille avait voyagé de Saskatoon à Chicago pour se rendre en Nouvelle-Orléans et finalement, à Vacherie.

Le Service de police de la Ville des Ponts a confirmé que le garçon était en état d’arrestation en Louisiane.

Moins de 72 heures après l’arrestation de l’adolescent, un juge a déterminé lors de son audience que celui-ci devrait rester en détention. Lors d’une deuxième audience, les parents ont refusé de remettre leur enfant aux autorités du New Jersey afin de faire face à des accusations. Son extradition potentielle est encore sous évaluation.

Aucune date n’est prévue pour la prochaine audience de détermination de la peine. L'adolescent est toujours incarcéré dans un centre de détention juvénile de la Louisiane.

Avec les informations de Dan Zakreski

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