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Le NPD albertain en territoire majoritaire à deux ans des élections, selon un sondage

Le NPD mène désormais dans les intentions de vote à Calgary, ainsi qu'à Edmonton.

Rachel Notley, à droite, et Jason Kenney, à gauche.

Le Nouveau Parti démocratique de Rachel Notley connaît un regain modeste, mais stable de popularité, alors que le Parti conservateur uni n'a plus que 33 % des intentions de vote.

Photo : La Presse canadienne / McLachlan

Le soutien pour le parti de Jason Kenney s’est effrité depuis son arrivée au pouvoir en Alberta, selon un nouveau sondage de Janet Brown Opinion Research commandé par CBC.

Malgré une proportion importante d’électeurs à la recherche d’une troisième option, l’opposition néo-démocrate pourrait facilement remporter les élections si elles avaient lieu aujourd’hui, révèle le sondage d’opinion.

En 2018, le Parti conservateur uni (PCU) a pris le pouvoir avec le soutien de 55 % de la population. Mais, après des mois de pandémie et de difficultés économiques, et aux prises avec une crise interne, le PCU ne récolterait plus que 33 % des votes, selon les résultats du sondage.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui a fait des gains relativement modestes, mais stables, en aurait 40 %. Il s’emparerait également de la région clé de Calgary.

On dit souvent que l’Alberta est un tabouret à trois pattes et qu’un parti doit en gagner deux pour remporter les élections, avance la principale responsable du sondage, Janet Brown. Ces trois pattes sont Calgary, Edmonton, et le reste de la province. En ce moment, les chiffres nous montrent que le NPD en a deux.

Plus que le pourcentage des appuis à travers la province, c’est cette répartition géographique qui, selon elle, met le NPD en bonne position pour remporter la majorité des sièges.

Quitter le navire conservateur uni… pour aller où?

En deux ans, le PCU a perdu 22 points dans les intentions de vote, alors que le NPD n'en a gagné que 7.

Quelques déserteurs conservateurs ont pu se tourner vers le Parti albertain Wildrose pour l'indépendance, qui récolte 5 % des intentions de vote au niveau provincial, à égalité avec le Parti albertain.

Cependant, Janet Brown fait remarquer que 11 % des électeurs ont plutôt coché la case non spécifiée pour leur intention de vote.

Dans un sens, le troisième parti en Alberta est cette catégorie de vote autre ou non spécifiée , dit-elle.

Elle précise que cette grande inconnue peut encore tout changer, particulièrement s’il s’agit d’électeurs de droite désabusés, que le PCU a encore des chances de récupérer.

Si la droite peut réparer les pots cassés et se rassembler, 40 % ne seront pas assez pour le NPD. Cela suffit en ce moment parce que la droite est fracturée.

Une citation de :Janet Brown, Janet Brown Opinion Research

Les défis de Jason Kenney

La professeure de sciences politiques de l’Université de Calgary Melanee Thomas n’est pas surprise que la popularité du parti au pouvoir ait pris un coup.

Quand l’économie va mal, surtout en Alberta, l’électorat punit toujours rapidement le parti au pouvoir, quel qu'il soit, explique-t-elle.

La situation économique aura peut-être changé dans deux ans. Les intentions de vote aussi.

Le politologue Duane Bratt, de l’Université Mount Royal, croit que le PCU peut certainement remonter la pente, mais que la tâche s’annonce rude, surtout pour son chef, moins populaire que jamais.

Dans le sondage, plus de la moitié des Albertains lui ont donné une note de 3 sur 10 ou moins.

Jason Kenney ne sera pas l’homme qu’il était il y a deux ans. Il n’a aucun moyen d’y arriver. Juste le fait d’avoir des membres de son propre parti qui le défient ouvertement, cela aurait été impensable il y a un an.

Une citation de :Duane Bratt, professeur de sciences politiques à l’Université Mount Royal

En revanche, la popularité de Rachel Notley est remarquablement stable, observe Janet Brown.

Bon an mal an, environ 35 % des Albertains lui donnent une note de 7 sur 10 ou plus. Entre 34 % et 40 % lui donnent 3 ou moins.

Elle est coincée, mais à un bon endroit , dit l’experte.

Avec des informations de Drew Anderson

Méthodologie :

Le sondage commandé par CBC a été réalisé entre le 15 mars et le 10 avril 2021 auprès de 1200 Albertains. Les répondants ont été contactés par téléphone et invités à répondre de vive voix ou par un questionnaire en ligne. L’échantillon est aléatoire et représentatif de l’âge, du genre et de la région de la population albertaine. La marge d'erreur est de 2,8 %, 19 fois sur 20, pour les résultats à l'échelle de la province. La marge d'erreur est plus élevée pour les sous-regroupements.

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