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Nutashkuan se dote d'un centre d'hébergement d'urgence

Des maisons dans la communauté innue de Nutashkuan

Avant cette initiative de logement d'urgence, il était difficile pour les intervenants sociaux d'aider les personnes dans le besoin (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Félix Lebel

Le Centre de santé et services sociaux de la communauté innue de Nutashkuan a mis sur pied une maison d’hébergement d’urgence, où les personnes en difficulté peuvent y rencontrer des intervenants sociaux et se reposer.

Ouvert depuis décembre dernier, le centre dispose de sept chambres dans le bâtiment de l'ancienne école de Pointe-Parent.

L’hébergement d’urgence est ouvert en tout temps et un service de sécurité est assuré par les services sociaux de la communauté.

C’est principalement pour faire face à des problèmes de conflits familiaux qu’une offre de la sorte a été mise sur pied par la communauté.

Certaines personnes qui vivent des problèmes de dépendance à l'alcool ou aux drogues se font refuser l’accès à la maison familiale lorsqu’ils sont en état d’ébriété, explique la coordonnatrice des services sociaux de Nutashkuan, Béatrice Picard.

Ils n’ont temporairement plus de place où rester et alors le centre d’hébergement d’urgence prend tout son sens , ajoute-t-elle.

Une affiche en Innu et en français souhaitant la bienvenue sur le territoire de Nutashkuan.

L'itinérance n'est toutefois pas un problème chronique dans la communauté de Nutashkuan selon Béatrice Picard (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le centre va aussi permettre aux femmes victimes de violence conjugale d’avoir un endroit où rester temporairement.

Là-bas, une équipe d’intervenants qualifiés pourra alors accompagner les victimes vers les ressources appropriées et effectuer des suivis.

Bien qu’elle reconnaisse que le problème est présent dans la communauté, la coordonnatrice des services sociaux estime que la violence conjugale reste un problème plutôt marginal à Nutashkuan.

Il y en a comme partout au Québec, mais une chose que je remarque, c’est que les femmes victimes de violence viennent nous consulter. En ayant des ressources comme ça, on peut vraiment faire face au problème de façon efficace. Ça reste quand même plutôt rare .

Le projet permet une zone « tampon », où les intervenants peuvent échanger avec les gens en difficulté nécessaire pour lutter contre les problèmes sociaux dans la communauté, selon Mme Picard.

Les services de première ligne peuvent développer des liens de confiance avec les gens et vraiment les guider pour qu’ils puissent s’en sortir

Une citation de :Béatrice Picard

Le centre d’hébergement d’urgence pourrait éventuellement être mis en place dans la communauté, plutôt que dans le village voisin de Pointe-Parent, explique la coordonnatrice.

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