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Le reboisement des terres en friche en Abitibi-Témiscamingue préoccupe l’UPA

Une terre à reboiser

Une terre à reboiser (archives)

Photo : Radio-Canada

Les terres en friche représentent un potentiel important pour l'industrie agricole en Abitibi-Témiscamingue, selon l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui s’inquiète de voir toutes ces terres être reboisées.

Cet enjeu a été abordé mardi lors d'une rencontre de l'UPA avec des agriculteurs et agricultrices de la région.

Le président de l’UPA en Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, rappelle que les terres en friche peuvent avoir une utilité agricole non négligeable.

On parle beaucoup de terres en friche, mais ce sont des terres en friche qui seraient prêtes à faire du biologique tout de suite. Tu n’as pas de temps d’attente, elles sont prêtes pour développer des productions biologiques. C’est pour ça qu’il faut valoriser ces terres-là. On va en avoir besoin à moyen et long terme, souligne-t-il.

Le vice-président de l'UPA au Québec, Martin Caron, abonde dans le même sens. Selon lui, les terres en friche peuvent être exploitées de diverses façons.

Il y a un potentiel énorme en Abitibi-Témiscamingue par rapport aux terres agricoles présentement. Ce côté-là est un enjeu que la fédération amène, comment valoriser ces terres en friche. On a parlé beaucoup de production biologique, mais il y a peut-être d’autres productions aussi, comme les productions animales, mentionne Martin Caron.

Ce dernier ajoute d’ailleurs que la grande superficie d'espaces verts présente un avantage en Abitibi-Témiscamingue.

Tout le volet séquestration du carbone aussi est un des éléments pour lequel la région se distingue aussi avec les pâturages et prairies qu’ils ont, dit-il.

Pascal Rheault souhaite que les terres en friche encore inexploitées ne soient pas toutes dédiées au reboisement.

Si on reboise trop de terres en friche, on vient de les capter pour 30, 40 ans. On ne pourra pas s’en servir au niveau agricole. Je suis bien d'accord qu’il y a du reboisement qui peut être fait, mais dans certains secteurs, souligne Pascal Rheault.

Lors de la rencontre mardi, les producteurs agricoles de la région ont aussi fait part de leur désir de participer à la relance économique du Québec et à son autonomie alimentaire.

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