•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les attaques de coyotes se multiplient au parc Stanley de Vancouver

Un plan rapproché de coyote.

Les coyotes sont généralement plus visibles et affirmés en mars et en avril, période où ils se préparent à élever leurs petits.

Photo : Getty Images

Alexandre Lamic

Depuis décembre 2020, on a dénombré 16 attaques de coyotes dans le parc Stanley de Vancouver. Selon les agents de conservation de la Colombie-Britannique, l'une des raisons principales de ces incidents est la nourriture laissée par les promeneurs pour d'autres animaux du parc.

Le plus récent événement est survenu le 6 avril : une jeune femme s'est fait mordre au mollet par un coyote alors qu'elle se promenait avec une amie aux alentours de Prospect Point, vers 21 h 15.

Un coyote se promène dans l'herbe.

En Colombie-Britannique, il est illégal de nourrir les animaux sauvages considérés comme dangereux.

Photo : Reuters / Lucy Nicholson

Bien qu'en Colombie-Britannique, il soit illégal de nourrir les animaux sauvages considérés comme dangereux, comme les ours ou les coyotes, il est autorisé d'en nourrir d'autres, comme les oiseaux ou les écureuils.

Ce qui, indirectement, nourrit les coyotes et contribue au fait qu'ils associent les êtres humains à une source de nourriture, expliquent les agents de conservation de la Colombie-Britannique.

Les autorités essaient de trouver des solutions à ce problème et le conseiller municipal de Vancouver Pete Fry appuie une motion interdisant de nourrir tous les animaux sauvages dans la ville.

Que faire si on croise un coyote dans un parc :

  • ne jamais tenter de le nourrir;
  • ne pas s'approcher de l'animal;
  • ne pas lui tourner le dos et courir;
  • se faire dominant et bruyant;
  • essayer de l'effrayer avec un bâton ou une pierre;
  • garder son animal de compagnie en laisse;
  • et signaler le coyote aux autorités (Nouvelle fenêtre).

Sensibiliser la population

Simon Gravel, de l'agence de conservation de Colombie-Britannique, rappelle que toute nourriture laissée dans un parc donne de mauvaises habitudes aux animaux et réduit la peur et la méfiance que les animaux sauvages ont à l'égard des êtres humains.

L'agence de conservation de Colombie-Britannique travaille en partenariat avec la commission des parcs de Vancouver et la Stanley Park Ecological Society pour informer le public sur les coyotes et sur l'importance de ne pas nourrir les animaux sauvages directement ou indirectement.

Simon Gravel, agent de conservation de Colombie-Britannique, en visioconférence.

Selon les agents de conservation, la perte de la peur des êtres humains semble être l'explication la plus plausible de ces attaques.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Les coyotes sont généralement plus visibles et affirmés en mars et en avril, période où ils se préparent à élever leurs petits, mais cela n'explique pas le nombre grandissant d'attaques depuis décembre dernier.

Si un coyote devient agressif envers les humains, c'est qu'il a appris ce comportement, probablement parce qu'il a été nourri à plusieurs reprises. D'autres facteurs peuvent aussi avoir contribué à faire en sorte que ce coyote-là a perdu sa peur des êtres humains.

Une citation de :Simon Gravel, sergent à l'agence de conservation de Colombie-Britannique

L'agence de conservation de la Colombie-Britannique note que les attaques de coyotes dans le parc Stanley ont pour cible principale des coureurs, tôt le matin ou tard le soir, à un moment d'intense activité pour les coyotes. Simon Gravel conseille d'éviter de courir dans le parc ou de s'y rendre seul durant ces heures.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !