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Périple poétique entre l'Estrie et le Nunavik

La page couverture du livre « Le territoire sauvage de l'âme » est ornée d'une photo de fleurs sauvages.

« Le territoire sauvage de l'âme » est le premier roman de Jean-François Létourneau.

Photo : Radio-Canada / Anik Moulin

Anik Moulin

« Ça faisait longtemps que j'en rêvais, on peut le dire comme ça! », affirme Jean-François Létourneau en parlant de son tout premier roman, Le territoire sauvage de l'âme, publié aux Éditions du Boréal, dans la collection L'œil américain.

L'écriture d'un roman revenait sans cesse dans sa tête.

J'avais cette histoire du Nord en moi que j'avais le goût de présenter aux gens. C'est une expérience qui m'a marqué.

Une citation de :Jean-François Létourneau, auteur du livre Le territoire sauvage de l'âme

Jean-François Létourneau enseigne au Cégep de Sherbrooke. Il est aussi l'auteur de l’essai Le territoire dans les veines, et d'un livre audio avec les Marchands de mémoire. L'auteur propose cette fois un périple poétique, inspiré de sa vie, où il nous emmène au Nunavik et en Estrie.

J'ai effectivement enseigné à Kuujjuaq, je vis avec ma petite famille dans le Canton de Hatley, proche de la rivière Massawippi. Le cadre spatio-temporel est vraiment très très inspiré de ma vie, dit l'auteur, avant d'ajouter que, par la suite, dans le processus d'écriture, il a eu besoin de sortir de sa propre histoire.

Le territoire est central dans tous les projets que Jean-François Létourneau mène, mais dans son roman, la mémoire et la transmission s'ajoutent. Une transmission intergénérationnelle et culturelle. Le personnage principal, Guillaume, ce qu'il transmet à ses enfants, c'est ce que les Inuit lui ont transmis, ajoute l'auteur.

Une photo de Jean-François Létourneau

« Le territoire sauvage de l'âme » de Jean-François Létourneau sort en librairie le 13 avril.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dupuis

Extrait de Le territoire sauvage de l'âme

« Quelques minutes plus tard, tu t'es retrouvé en classe avec douze adolescents qui te fixaient en silence. Tu ne savais pas trop par où commencer. Une jeune fille a levé la main : Betsy. Soulagé, tu lui as donné la parole en soulignant sa politesse.

« Monsieur, vous devriez vous couper les cheveux. Avec votre gros nez, vous n'êtes pas très beau! », a-t-elle dit. Si tu avais connu le Nord, tu aurais répondu par une blague, tu aurais compris que Betsy t'invitait à te présenter de la meilleure façon qui soit : en riant de toi-même. »

Court, mais dense

Ce premier ouvrage a représenté, on s'en doute, beaucoup de travail. Six à huit mois d'écriture, avec l'aide précieuse du directeur de la collection L'œil américain, l'auteur sherbrookois Louis Hamelin. Jean-François se levait à 4 h, régulièrement, en raison de son horaire chargé. Selon lui, le plus ardu dans le processus a été de couper, de charcuter son texte, pour arriver, au final, avec un bouquin de 130 pages. 

Avec le matériau que j'avais, un romancier américain aurait fait une brique de 800 pages! Moi, j'arrive avec une plaquette courte, mais j'ai beaucoup travaillé sur l'écriture pour qu'elle soit la plus dense et poétique possible, conclut-il.

Le territoire sauvage de l'âme sort en librairie le 13 avril.

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