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Le Refuge Pageau remet des mouffettes en liberté

Une petite moufette sort d'une boîte en bois.

Tourmaline, peu farouche, s'est permis d'explorer les lieux en dépit de la présence d'humains, avant de fuir en forêt.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Martin Guindon

Le printemps rime avec les premières remises en liberté au Refuge Pageau d’Amos et cette année ne fait pas exception.

Chaque année, l’organisme voué à la réhabilitation des animaux sauvages relâche près d’une centaine de mammifères et autant d’oiseaux qui ont bénéficié de ses bons soins. C’était le cas lundi pour quatre mouffettes orphelines qui ont vécu les neuf derniers mois au Refuge Pageau.

Des employés du refuge Pageau dans un sentier.

L'équipe du Refuge Pageau s'apprête à sortir les mouffettes de leur enclos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Ce sont des orphelines qu’on a eues l’été passé et qui étaient encore un peu trop jeunes pour les remettre en liberté à l’automne. Elles sont nées en mai et en juin. Il aurait été difficile pour elles de se faire un abri pour passer l’hiver au chaud. On a préféré les garder pour leur donner une meilleure chance de survie, explique Marie-Frédérique Frigon, responsable des communications au Refuge Pageau.

La famille Forget et Tourmaline

Trois des mouffettes, un mâle et deux femelles, font partie de la même fratrie, baptisée la famille Forget. Leur mère a été frappée par un véhicule. La quatrième, Tourmaline, a été séparée de sa mère par accident. Cette dernière a accouché après avoir été trappée pour une relocalisation. Elle était tellement petite qu’elle est passée à travers le grillage de la cage à l’insu du trappeur. Ce sont des voisines qui l’ont récupérée et apportée au Refuge Pageau.

Des employés du refuge Pageau travaillent.

Les mouffettes sont embarquées et prêtes à partir pour leur libération. Dans l'ordre: Béatrice Trudel (stagiaire en technique de santé animale), Simon Petitpas (soins aux animaux) et Marie-Frédérique Frigon (responsable des communications).

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Elle est arrivée ici toute petite. Il a donc fallu la nourrir au biberon. On a eu beaucoup de contacts de proximité avec elle, ce qui la rend donc moins craintive des humains. Mais on l’a ensuite placée avec les mouffettes de la famille Forget, qui étaient déjà sevrées à leur arrivée. Elles n’avaient donc aucune familiarité avec l’humain. En étant jumelée ainsi avec des mouffettes qui avaient vraiment peur des gens, ç’a beaucoup aidé. Ses amies, ce n’était plus les humains, mais plutôt de vraies de vraies mouffettes, fait valoir Marie-Frédérique Frigon.

Remise en liberté

Pendant leur séjour au Refuge Pageau, les mouffettes étaient placées dans des boîtes conçues pour faciliter leur remise en liberté. Ces animaux nocturnes s’y font un nid, où ils dorment le jour. La boîte est faite pour que quand elles sont cachées dedans, on puisse tout simplement la fermer et l’utiliser pour les transporter jusqu’au site de libération. On n’a pas à les capturer et à les mettre dans une boîte pour le transport. C’est beaucoup moins stressant comme ça pour l’animal, précise Marie-Frédérique Frigon.

Deux jeunes femmes déposent une boîte en bois en bordure de la forêt.

Béatrice Trudel (stagiaire en technique de santé animale) et Matilde Offroy (soins aux animaux) transportent la boîte à l'orée du bois, où seront libérées les mouffettes.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les mouffettes ont été transportées dans une gravière en forêt, loin des habitations. Tourmaline, beaucoup moins farouche, s’est aventurée la première, explorant les lieux. C’est seulement quand l’équipe du Refuge est venue aider les trois autres mouffettes à quitter leur nid douillet qu’elle a eu peur et s’est enfuie dans la forêt. Les membres de la famille Forget n’ont pas lésiné avant de détaler vers la nouvelle vie qui les attendait.

Elles sont parties avec de bonnes réserves. Elles devraient être bonnes pour un moment. On les relâche toujours dans des milieux les plus favorables possible. Elles ne devraient pas avoir de misère. C’est le beau et l’inquiétant un peu de la remise en liberté. On est contents, parce que c’est pour ça qu’on travaille. Mais à partir de maintenant, on n’a plus de contrôle sur ce qui arrive, conclut Marie-Frédérique Frigon.

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